Ingestion de tabac ou de nicotine : orientation
Conduite après ingestion de tabac, de liquide de recharge ou de sachets de nicotine.
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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
Un mégot avalé par un jeune enfant est banalisé, alors que la nicotine est toxique à faible dose chez lui, et surtout la situation a changé : les liquides de recharge et les sachets de nicotine sont bien plus concentrés qu'une cigarette et se trouvent désormais dans de nombreux domiciles. Le second point est le délai : les premiers signes sont digestifs et trompeurs, et une phase de latence peut précéder des manifestations neurologiques.
Comment est-il calculé ?
Les troubles neurologiques ou la bradycardie et l'ingestion de liquide de recharge concentré basculent seuls vers l'urgence. Le mégot avalé banalisé, la quantité et la forme non précisées, la surveillance non organisée, le produit accessible et le centre antipoison non contacté élèvent le total. Une ingestion minime avec surveillance en place diminue le total.
Interprétation
- Risque faible
Ingestion minime, enfant asymptomatique, surveillance en place. Aborder le RANGEMENT des liquides de recharge, rarement évoqué avec les patients qui vapotent.
- Ne pas se fier aux signes digestifs
Signes digestifs isolés jugés rassurants. Ils sont TROMPEURS et précèdent parfois de plusieurs heures des manifestations neurologiques.
- Préciser et surveiller
Mégot banalisé, quantité non précisée, surveillance non organisée, produit accessible, ou centre non contacté. La FORME du produit change complètement le risque.
- Réévaluer sans délai
Troubles neurologiques ou bradycardie, ou ingestion de liquide concentré. Les LIQUIDES de recharge sont bien plus concentrés qu'une cigarette.
Quand l’utiliser ?
Après ingestion de tabac, de mégot, de liquide de recharge ou de sachet de nicotine.
Limites
- Un mégot avalé par un jeune enfant est BANALISÉ, alors que la nicotine est toxique à faible dose à cet âge.
- Les LIQUIDES de recharge et les sachets de nicotine sont bien plus concentrés qu'une cigarette : la situation a changé et ces produits sont désormais présents à domicile.
- Les premiers signes sont DIGESTIFS et trompeurs — nausées, vomissements, pâleur : ils précèdent parfois de plusieurs heures des manifestations neurologiques.
- La FORME du produit et la quantité changent complètement le risque : mégot, tabac non fumé, liquide, sachet — ils ne sont pas équivalents.
- Le RANGEMENT des liquides de recharge est rarement abordé avec les patients qui vapotent, alors que le flacon reste souvent à portée de main.
- Cet outil ne fixe aucune dose, ne remplace ni l'avis d'un centre antipoison, ni la surveillance spécialisée.
Questions fréquentes
- Un mégot avalé est-il sans risque ?
- Non : la nicotine est toxique à faible dose chez le jeune enfant, et cette situation est régulièrement banalisée.
- Les signes digestifs isolés sont-ils rassurants ?
- Non : ils sont trompeurs et précèdent parfois de plusieurs heures des manifestations neurologiques.
Références
- Gill N, Sangha G, Poonai N, Lim R. Nicotine poisoning in children. Paediatrics & Child Health. 2015. DOI 10.1093/pch/20.2.61
- Kamboj A, Spiller HA, Casavant MJ, et al.. Pediatric exposures to electronic cigarettes reported to poison centers. Pediatrics. 2016. DOI 10.1542/peds.2016-0041
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