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CliniOutils

Stress post-traumatique de l'enfant

Repérage d'un état de stress post-traumatique chez l'enfant, dont les manifestations passent par le jeu et la régression plutôt que par le récit.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Idées noires ou suicidaires
Violences répétées, intrafamiliales, ou exposition prolongée
Reviviscences, jeux répétitifs reprenant l’événement, cauchemars
Évitement des lieux, des personnes ou des conversations liés
Régression : énurésie, langage, comportement de plus jeune âge
Sursauts, irritabilité, colères, troubles de la concentration
Symptômes persistant au-delà d'un mois
Retentissement scolaire, social ou familial
Événement survenu il y a moins d'un mois
Adulte de confiance disponible et soutenant

Facteur protecteur le mieux établi.

10 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Un enfant traumatisé ne raconte pas : il rejoue, il régresse, il fait des cauchemars, il devient irritable. L'absence de plainte verbale n'écarte donc rien, et attendre qu'il « en parle » fait passer à côté. À l'inverse, une réaction intense dans les premiers jours est le plus souvent normale et n'appelle pas de traitement — la distinction porte sur la durée et sur le retentissement.

Comment est-il calculé ?

Les manifestations recherchées sont adaptées à l'âge : reviviscences et jeux répétitifs, évitements, hypervigilance, et régression développementale. La durée d'évolution départage la réaction aiguë du trouble constitué. Le caractère répété ou intrafamilial du traumatisme pèse lourd, tandis qu'un événement très récent et la présence d'un adulte de confiance diminuent le total.

Interprétation

  • Réaction attendue après un événement

    Manifestations récentes et modérées, avec un entourage soutenant. Une réaction intense dans le premier mois est le plus souvent NORMALE et régresse seule. Assurer la sécurité, maintenir les repères et les routines, informer les parents des signes à surveiller. Ne pas organiser de débriefing psychologique systématique.

  • Suivi indiqué

    Symptômes persistants ou retentissement débutant. Proposer un suivi et réévaluer. Chez le jeune enfant, chercher les manifestations propres à l'âge — JEUX RÉPÉTITIFS reprenant l'événement, RÉGRESSION — plutôt qu'un récit : leur absence de verbalisation n'écarte rien.

  • Prise en charge spécialisée

    Trouble constitué, ou traumatisme répété. Adresser pour une psychothérapie CENTRÉE SUR LE TRAUMA adaptée à l'âge. Devant des violences intrafamiliales ou répétées, la protection de l'enfant conditionne le soin : aucune thérapie n'agit tant que l'exposition se poursuit.

  • Idées suicidaires : urgence

    Idées noires ou suicidaires. Évaluation du risque suicidaire sans délai, avec un temps d'entretien SEUL, retrait des moyens, et avis pédopsychiatrique. Dans un contexte de violences, l'évaluation de protection est simultanée et non secondaire.

Quand l’utiliser ?

Après tout événement traumatique vécu ou vu par un enfant, et devant des cauchemars, une régression ou des colères apparus sans explication.

Limites

  • Chez le jeune enfant, le trouble se manifeste par des JEUX RÉPÉTITIFS reprenant l'événement et par une RÉGRESSION — énurésie, langage, comportement de plus jeune âge — bien plus que par un récit. L'absence de plainte verbale n'écarte rien.
  • Le DÉBRIEFING psychologique immédiat, unique et systématique n'est pas recommandé : il n'a pas démontré de bénéfice et peut être délétère. Les premiers jours appellent la sécurité, la présence des proches et l'information, pas une intervention thérapeutique standardisée.
  • Une réaction intense dans le PREMIER MOIS est le plus souvent normale et régresse spontanément. C'est la persistance au-delà d'un mois et le retentissement sur la vie quotidienne qui définissent le trouble.
  • Devant des VIOLENCES intrafamiliales ou répétées, la protection de l'enfant fait partie du soin : le signalement ne s'oppose pas à la prise en charge, il la conditionne. Aucune psychothérapie ne peut agir tant que l'exposition se poursuit.
  • Le traitement de première intention est une psychothérapie CENTRÉE SUR LE TRAUMA, adaptée à l'âge. Les médicaments n'ont pas de place en première intention chez l'enfant.
  • La présence d'un ADULTE DE CONFIANCE disponible est le facteur protecteur le mieux établi : l'identifier et le soutenir fait partie de la prise en charge.

Questions fréquentes

Comment un jeune enfant montre-t-il qu'il est traumatisé ?
Par des jeux répétitifs reprenant l'événement, des cauchemars, une régression — énurésie, langage, comportement de plus jeune âge — et de l'irritabilité. Il ne raconte pas : attendre qu'il en parle fait passer à côté.
Faut-il organiser un débriefing après un événement ?
Pas de débriefing psychologique immédiat, unique et systématique : il n'a pas démontré de bénéfice et peut être délétère. Les premiers jours appellent la sécurité, la présence des proches et l'information.

Références

  1. National Institute for Health and Care Excellence. Post-traumatic stress disorder (NG116). 2018. Consulter
  2. Scheeringa MS, Zeanah CH, Cohen JA. PTSD in children and adolescents: toward an empirically based algorithm. Depression and Anxiety. 2011. DOI 10.1002/da.20736

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