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CliniOutils

Repérage de la maltraitance chez l'enfant

Repérage des situations devant faire évoquer une maltraitance et rappel de la conduite à tenir.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Ecchymose chez un nourrisson qui ne se déplace pas seul
Incohérence entre la lésion et le mécanisme rapporté
Explication changeante selon l interlocuteur
Retard de consultation inexpliqué
Lésions de topographie inhabituelle ou multiples d âges différents

Oreilles, cou, tronc, face interne des cuisses, fesses.

Vomissements, somnolence ou convulsions inexpliqués chez un nourrisson

Peut révéler un traumatisme crânien infligé, sans lésion externe.

Signes de négligence — hygiène, soins, croissance, suivi
Comportement inhabituel de l enfant ou de l accompagnant

8 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Les lésions de maltraitance sont souvent vues plusieurs fois avant d'être reconnues, et chaque occasion manquée expose l'enfant à une récidive plus grave. Le repérage tient à quelques signes précis — l'incohérence entre la lésion et l'explication, les ecchymoses chez un nourrisson qui ne se déplace pas — et à la levée d'un blocage : signaler n'est pas accuser.

Comment est-il calculé ?

Les éléments les plus prédictifs sont recherchés : l'incohérence entre la lésion et le mécanisme rapporté, la topographie et l'âge — une ecchymose chez un nourrisson qui ne se déplace pas seul est hautement suspecte —, le retard de consultation, et les signes de négligence.

Interprétation

  • Aucun signe d alerte

    Aucun signe d'alerte relevé. Rester attentif : les lésions de maltraitance sont souvent vues plusieurs fois avant d'être reconnues. Devant toute lésion de l'enfant, examiner l'enfant DÉSHABILLÉ et décrire précisément les lésions dans le dossier.

  • Vigilance — évaluation approfondie

    Éléments d'inquiétude sans certitude. Examen complet de l'enfant déshabillé, description écrite et datation des lésions, entretien séparé avec l'enfant selon son âge. En cas de doute persistant, une INFORMATION PRÉOCCUPANTE peut être transmise : le doute suffit, il n'est pas nécessaire d'être certain.

  • Suspicion de maltraitance

    Signes évocateurs. Hospitalisation pour protection et bilan lésionnel — imagerie du squelette, fond d'œil et imagerie cérébrale selon l'âge et le tableau. Transmettre une information préoccupante ou un SIGNALEMENT selon la gravité. Signaler n'est pas accuser : l'évaluation revient aux autorités compétentes.

  • Forte suspicion — protection immédiate

    Faisceau d'arguments fort, ou signes évoquant un traumatisme crânien infligé. Protection IMMÉDIATE de l'enfant, hospitalisation, bilan lésionnel complet et signalement au procureur. La récidive d'un traumatisme crânien infligé est fréquente et souvent mortelle : laisser repartir l'enfant expose à un décès. Le secret professionnel n'est pas opposable et le professionnel qui signale de bonne foi est protégé.

Quand l’utiliser ?

Devant toute lésion traumatique de l'enfant, en particulier du nourrisson, et devant tout tableau dont l'explication ne convainc pas.

Limites

  • Une ECCHYMOSE chez un nourrisson qui ne se déplace pas seul est hautement suspecte : « qui ne marche pas ne se fait pas de bleus ». C'est le signe le plus discriminant, et le plus souvent négligé.
  • L'INCOHÉRENCE entre la lésion et le mécanisme rapporté, ou une explication qui change d'une version à l'autre, est le second élément déterminant.
  • Un traumatisme crânien INFLIGÉ du nourrisson peut se présenter sans lésion externe : vomissements, somnolence, convulsions, augmentation du périmètre crânien. La récidive est fréquente et souvent mortelle.
  • Signaler n'est PAS accuser : l'information préoccupante et le signalement visent la protection de l'enfant, et l'évaluation revient aux autorités compétentes. Le doute suffit — il n'est pas nécessaire d'être certain.
  • Le secret professionnel n'est pas opposable dans ces situations, et le professionnel qui signale de bonne foi est protégé : ce point est régulièrement méconnu et retarde les signalements.
  • L'examen doit être COMPLET et l'enfant entièrement déshabillé, avec description précise et datation des lésions ; les photographies et le compte rendu écrit ont une valeur pour la suite.

Questions fréquentes

Quel est le signe le plus discriminant ?
Une ecchymose chez un nourrisson qui ne se déplace pas seul : « qui ne marche pas ne se fait pas de bleus ». C'est le signe le plus prédictif, et l'un des plus souvent négligés.
Faut-il être certain pour signaler ?
Non. Le doute suffit. Signaler n'est pas accuser : l'évaluation revient aux autorités compétentes. Le secret professionnel n'est pas opposable et le professionnel qui signale de bonne foi est protégé — deux points régulièrement méconnus.

Références

  1. Haute Autorité de santé. Repérage et signalement de l'inceste, de la pédocriminalité et de la maltraitance intrafamiliale. Recommandations françaises. 2021.

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