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CliniOutils

Cirrhose compensée : suivi et dépistage

Repérage des éléments du suivi d'une cirrhose compensée et des situations de décompensation.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Encéphalopathie, hémorragie digestive ou ictère d’aggravation
Ascite fébrile, douleur abdominale ou aggravation inexpliquée

Ponction d’ascite : l’infection peut être pauci-symptomatique.

Apparition ou majoration d’une ascite
Consommation d’alcool poursuivie
Échographie de dépistage non réalisée depuis plus d’un an
Varices œsophagiennes jamais recherchées
Anti-inflammatoires non stéroïdiens ou aminosides en cours
Vaccinations recommandées incomplètes
Suivi complet et à jour, abstinence maintenue

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Une cirrhose compensée est asymptomatique et son suivi est presque entièrement programmé : dépistage semestriel du carcinome hépatocellulaire, recherche des varices, prévention des décompensations. Ce suivi est fréquemment interrompu, et c'est cette interruption — plus que la maladie elle-même — qui fait découvrir des tumeurs à un stade non curable.

Comment est-il calculé ?

Les éléments de suivi programmé sont recueillis — échographie semestrielle, dépistage des varices, vaccinations — avec les facteurs aggravants modifiables, alcool en tête. Les signes de décompensation sont isolés : ascite, ictère, encéphalopathie, hémorragie. Un suivi complet et à jour diminue le total.

Interprétation

  • Suivi à jour

    Suivi complet, abstinence maintenue. Poursuivre l'échographie SEMESTRIELLE de dépistage du carcinome hépatocellulaire : c'est elle qui conditionne la possibilité d'un traitement curatif. Maintenir les vaccinations et rappeler les médicaments à éviter.

  • Compléter le suivi

    Dépistage interrompu, varices non recherchées, ou vaccinations incomplètes. Reprendre le suivi programmé : l'interruption du dépistage est la principale raison pour laquelle des tumeurs sont découvertes à un stade dépassé. Reprogrammer l'échographie et l'endoscopie.

  • Corriger les facteurs aggravants

    Alcool poursuivi, médicaments à risque, ou ascite nouvelle. Les ANTI-INFLAMMATOIRES et les aminosides précipitent l'insuffisance rénale et l'ascite : les retirer de l'ordonnance. Rappeler que l'ARRÊT DE L'ALCOOL améliore le pronostic à tout stade, y compris sur une cirrhose constituée.

  • Décompensation

    Encéphalopathie, hémorragie, ictère d'aggravation, ou ascite fébrile. Hospitalisation et recherche systématique d'un FACTEUR DÉCLENCHANT : infection du liquide d'ascite, hémorragie, écart médicamenteux, thrombose porte. Une ponction d'ascite s'impose devant toute aggravation inexpliquée.

Quand l’utiliser ?

Lors du suivi de toute cirrhose, et devant toute modification de l'état d'un patient cirrhotique.

Limites

  • Le dépistage du CARCINOME HÉPATOCELLULAIRE par échographie semestrielle conditionne la possibilité d'un traitement curatif : son interruption est la principale raison pour laquelle des tumeurs sont découvertes à un stade dépassé.
  • Toute décompensation impose de chercher un FACTEUR DÉCLENCHANT : infection — dont l'infection du liquide d'ascite —, hémorragie, écart médicamenteux, poursuite de l'alcool, thrombose porte. Traiter la décompensation sans sa cause conduit à la récidive.
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les aminosides sont à ÉVITER chez le cirrhotique : ils précipitent l'insuffisance rénale et l'ascite. Cette information doit figurer explicitement dans le dossier et être donnée au patient.
  • L'ARRÊT DE L'ALCOOL améliore le pronostic à tout stade, y compris sur une cirrhose constituée : le présenter comme trop tardif est faux et prive le patient d'un bénéfice réel.
  • Une ascite fébrile, une douleur abdominale ou une aggravation inexpliquée chez un cirrhotique imposent une PONCTION d'ascite : l'infection du liquide d'ascite peut être pauci-symptomatique et son pronostic dépend de la précocité du traitement.
  • Cet outil ne calcule aucun score pronostique et ne remplace ni l'endoscopie, ni l'imagerie, ni l'avis hépatologique.

Questions fréquentes

Pourquoi une échographie tous les six mois ?
Parce que c'est ce rythme qui permet de détecter un carcinome hépatocellulaire à un stade curable. L'interruption du dépistage est la principale raison des découvertes trop tardives.
Est-il trop tard pour arrêter l’alcool sur une cirrhose ?
Non. L'arrêt améliore le pronostic à tout stade, y compris sur une cirrhose constituée. Le présenter comme trop tardif est faux et prive le patient d'un bénéfice réel.

Références

  1. European Association for the Study of the Liver. EASL Clinical Practice Guidelines for the management of patients with decompensated cirrhosis. Journal of Hepatology. 2018. DOI 10.1016/j.jhep.2018.03.024
  2. Singal AG, Llovet JM, Yarchoan M, et al.. AASLD Practice Guidance on the prevention, diagnosis, and treatment of hepatocellular carcinoma. Hepatology. 2023. DOI 10.1097/HEP.0000000000000466

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