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CliniOutils

Suspicion de tuberculose pulmonaire

Repérage d'une tuberculose pulmonaire et décision d'isolement respiratoire.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Toux évoluant depuis plus de trois semaines
Sueurs nocturnes, fièvre prolongée, amaigrissement
Hémoptysie
Imagerie évocatrice — infiltrat apical, caverne, miliaire
Contage tuberculeux ou origine d une zone de forte incidence
Immunodépression, infection VIH, dénutrition, précarité
Antécédent de tuberculose traitée ou traitement incomplet

7 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le retard diagnostique d'une tuberculose pulmonaire expose l'entourage et les soignants à la contamination : chaque jour compte, et l'isolement respiratoire ne s'attend pas. Le tableau est pourtant reconnaissable — toux de plus de trois semaines, sueurs nocturnes, amaigrissement — à condition d'y penser, ce qui devient rare là où l'incidence est faible.

Comment est-il calculé ?

Les éléments sont recherchés dans trois directions : les signes cliniques évocateurs et leur durée, le terrain et l'exposition, et l'imagerie. La décision d'isolement respiratoire précède la confirmation microbiologique.

Interprétation

  • Tuberculose peu probable

    Peu d'arguments. Chercher une autre cause à la toux : infection, asthme, reflux, iatrogénie, insuffisance cardiaque, cancer. Chez l'IMMUNODÉPRIMÉ, garder à l'esprit que la présentation peut être atypique et la radiographie trompeuse.

  • Tuberculose possible — isoler

    Arguments présents. METTRE EN PLACE L'ISOLEMENT respiratoire sans attendre la confirmation, et réaliser trois recherches de bacilles sur expectorations avec amplification génique. Une bacilloscopie négative n'écarte PAS le diagnostic : attendre la culture.

  • Tuberculose probable

    Faisceau d'arguments fort. Isolement respiratoire, prélèvements microbiologiques avec antibiogramme, avis spécialisé, et DÉCLARATION OBLIGATOIRE. Organiser le dépistage de l'ENTOURAGE — sans quoi la chaîne de transmission se poursuit — et proposer un dépistage du VIH, la co-infection étant fréquente.

Quand l’utiliser ?

Devant une toux de plus de trois semaines, une fièvre prolongée, un amaigrissement, ou une image radiologique évocatrice.

Limites

  • L'ISOLEMENT respiratoire ne s'attend pas : il se met en place dès la suspicion, avant toute confirmation. Un patient bacillifère non isolé contamine son entourage et les soignants.
  • Une bacilloscopie NÉGATIVE n'écarte pas le diagnostic : la culture reste positive dans une part importante des cas, et l'amplification génique accélère le diagnostic sans le remplacer.
  • Chez l'IMMUNODÉPRIMÉ, en particulier avec une infection VIH avancée, la présentation est atypique : formes disséminées, radiographie normale ou trompeuse, absence de caverne.
  • Un test immunologique — tuberculine ou test de libération de l'interféron — ne distingue PAS l'infection latente de la maladie active : il n'a pas sa place dans le diagnostic d'une tuberculose maladie.
  • Le dépistage de l'ENTOURAGE et la déclaration obligatoire font partie de la prise en charge : les omettre laisse la chaîne de transmission se poursuivre.
  • Une tuberculose doit faire proposer un dépistage du VIH : la co-infection est fréquente et change la prise en charge des deux affections.

Questions fréquentes

Quand mettre en place l'isolement ?
Dès la suspicion, avant toute confirmation. Un patient bacillifère non isolé contamine son entourage et les soignants : l'isolement ne s'attend pas, il se lève si le diagnostic est écarté.
Une bacilloscopie négative écarte-t-elle le diagnostic ?
Non. La culture reste positive dans une part importante des cas. L'amplification génique accélère le diagnostic mais ne remplace pas la culture, seule à fournir l'antibiogramme complet.

Références

  1. Organisation mondiale de la santé. WHO consolidated guidelines on tuberculosis: diagnosis. OMS, Genève. 2021.

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