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CliniOutils

Classification d Ann Arbor (lymphomes)

Stadification anatomique des lymphomes en quatre stades, avec les modificateurs A, B, E et X.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
Extension anatomique
Signes généraux (modificateur B)

Fièvre supérieure à 38 °C, sueurs nocturnes profuses, amaigrissement de plus de 10 % en six mois.

Atteinte extraganglionnaire contiguë (modificateur E)
Masse volumineuse (modificateur X)

Masse médiastinale dépassant le tiers du diamètre thoracique, ou masse ganglionnaire de plus de 10 cm.

4 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le stade d'un lymphome détermine le protocole de traitement, le nombre de cycles et l'indication d'une radiothérapie. La classification d'Ann Arbor, révisée à Cotswolds puis à Lugano, reste le langage commun de la stadification, du compte rendu d'imagerie à la réunion de concertation.

Comment est-il calculé ?

Quatre stades décrivent l'extension : une seule aire ganglionnaire au stade I ; plusieurs aires du même côté du diaphragme au stade II ; des aires des deux côtés du diaphragme au stade III ; une atteinte viscérale diffuse au stade IV. Des modificateurs s'y ajoutent : B en présence de signes généraux, E pour une atteinte extraganglionnaire contiguë, X pour une masse volumineuse.

Interprétation

  • Stade localisé

    Stades I et II : atteinte limitée à un seul côté du diaphragme. Traitement le plus souvent court, associant chimiothérapie et radiothérapie selon le type histologique. La présence de signes généraux ou d'une masse volumineuse fait basculer vers une stratégie de stade avancé.

  • Stade avancé

    Stades III et IV : atteinte de part et d'autre du diaphragme ou viscérale diffuse. Traitement systémique prolongé, avec un nombre de cycles supérieur. Le pronostic dépend surtout du type histologique et de l'index pronostique adapté — IPI ou FLIPI.

Quand l’utiliser ?

À l'issue du bilan d'extension d'un lymphome, une fois la tomographie par émission de positons et la biopsie médullaire disponibles, pour établir le stade qui conditionnera le protocole.

Limites

  • La classification décrit une extension ANATOMIQUE : elle ne dit rien du type histologique ni de l'agressivité, qui déterminent tout autant le pronostic.
  • Elle a été conçue pour le lymphome de Hodgkin : son application aux lymphomes non hodgkiniens est moins pertinente, ceux-ci étant souvent disséminés d'emblée sans que cela ait la même signification.
  • Le pronostic dépend davantage des index dédiés — IPI pour les lymphomes agressifs, FLIPI pour les folliculaires — qui intègrent l'âge, l'état général et les LDH.
  • La biopsie ostéo-médullaire n'est plus systématique dans certains lymphomes lorsque la tomographie par émission de positons est négative sur le squelette.
  • La classification ne s'applique ni au myélome, ni à la leucémie lymphoïde chronique, qui ont leurs propres systèmes.

Questions fréquentes

Que signifient les lettres A et B ?
B indique la présence de signes généraux — fièvre, sueurs nocturnes profuses, amaigrissement de plus de 10 % en six mois — et A leur absence. Leur présence aggrave le pronostic et modifie la stratégie thérapeutique à stade égal.
Le stade suffit-il à établir le pronostic ?
Non. Le type histologique et les index pronostiques dédiés — IPI pour les lymphomes agressifs, FLIPI pour les folliculaires — pèsent au moins autant. Le stade décrit l'extension, pas l'agressivité.

Références

  1. Carbone PP, Kaplan HS, Musshoff K, Smithers DW, Tubiana M. Report of the Committee on Hodgkin s Disease Staging Classification. Cancer Research. 1971. PMID 5121694
  2. Cheson BD, Fisher RI, Barrington SF, et al.. Recommendations for initial evaluation, staging, and response assessment of Hodgkin and non-Hodgkin lymphoma: the Lugano classification. Journal of Clinical Oncology. 2014. DOI 10.1200/JCO.2013.54.8800

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