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CliniOutils

Critères de Light (épanchement pleural)

Distinction entre exsudat et transsudat pleural sur trois rapports biologiques, avec une sensibilité proche de 100 % pour l'exsudat.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
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Valeur propre au laboratoire ayant réalisé le dosage.

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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La première question devant un épanchement pleural est de savoir s'il s'agit d'un transsudat — insuffisance cardiaque, cirrhose, syndrome néphrotique — ou d'un exsudat, qui impose une enquête étiologique complète. Les critères de Light répondent à cette question avec une sensibilité proche de 100 % pour l'exsudat.

Comment est-il calculé ?

Trois rapports sont calculés : protides pleuraux sur protides sériques, LDH pleuraux sur LDH sériques, et LDH pleuraux rapportés aux deux tiers de la limite supérieure de la normale sérique. Un seul critère dépassé suffit à classer l'épanchement en exsudat : les trois ne sont pas cumulatifs.

Interprétation

  • Transsudat

    Aucun critère rempli : l'épanchement est un transsudat. Orienter vers une insuffisance cardiaque, une cirrhose, un syndrome néphrotique ou une dialyse péritonéale. Le traitement est celui de la cause, sans enquête étiologique pleurale.

  • Exsudat

    Au moins un critère rempli : l'épanchement est un exsudat. Enquête étiologique complète — cytologie, culture, recherche de bacille tuberculeux, adénosine désaminase, imagerie en coupes. Chez un patient sous diurétique, vérifier le gradient d'albumine sérum-plèvre avant de conclure : il rétablit le diagnostic de transsudat s'il dépasse 12 g/L.

Quand l’utiliser ?

À chaque ponction pleurale diagnostique, dès l'obtention des dosages appariés du sang et du liquide, réalisés le même jour.

Limites

  • Les critères classent à tort en exsudat environ un quart des transsudats chez les patients sous diurétique, la déplétion concentrant protides et LDH dans le liquide.
  • Dans ce cas, un gradient d'albumine sérum-plèvre supérieur à 12 g/L, ou un gradient de protides supérieur à 31 g/L, rétablit le diagnostic de transsudat.
  • Les critères disent la nature de l'épanchement, jamais sa cause : un exsudat impose cytologie, culture, dosage de l'adénosine désaminase et souvent imagerie en coupes.
  • Ils ne s'appliquent qu'à l'épanchement pleural, non à l'ascite, qui relève du gradient d'albumine sérum-ascite.
  • Les dosages doivent être appariés et réalisés le même jour : un décalage rend les rapports ininterprétables.

Questions fréquentes

Faut-il les trois critères pour parler d exsudat ?
Non, un seul suffit. C'est ce qui donne aux critères leur sensibilité proche de 100 % — et aussi leur défaut : ils classent en exsudat des transsudats, notamment sous diurétique.
Que faire si le patient est sous diurétique ?
Calculer le gradient d'albumine entre sérum et plèvre. S'il dépasse 12 g/L, il s'agit d'un transsudat malgré des critères de Light positifs. La déplétion concentre les protides et les LDH dans le liquide et fausse les rapports.

Références

  1. Light RW, Macgregor MI, Luchsinger PC, Ball WC Jr. Pleural effusions: the diagnostic separation of transudates and exudates. Annals of Internal Medicine. 1972. DOI 10.7326/0003-4819-77-4-507

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