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CliniOutils

Entrée en institution : ce qui se prépare avant la crise

Repérage des éléments qui doivent être anticipés autour d'une entrée en institution, avant qu'elle ne soit décidée dans l'urgence.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Épuisement de l’aidant à son terme

Décide plus souvent que l’état médical.

Décision prise en urgence sans la personne
Avis de la personne non recueilli
Solutions intermédiaires non explorées
Évaluation faite uniquement en hospitalisation
Aspects financiers non abordés
Sécurité de nuit au domicile non évaluée
Désaccord familial non travaillé
Réflexion anticipée, partagée avec la personne

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'entrée en institution est rarement décidée à froid : elle survient après une hospitalisation, une chute ou l'effondrement de l'aidant. Décidée ainsi, elle laisse peu de place à la parole de la personne, s'appuie sur une évaluation faite en milieu hospitalier — c'est-à-dire au pire moment — et écarte des solutions intermédiaires qui n'ont jamais été essayées. Ce qui est déterminant est rarement l'état médical : c'est l'épuisement de l'aidant, l'isolement de nuit et la sécurité du logement.

Comment est-il calculé ?

L'épuisement de l'aidant à son terme et la décision prise en urgence sans la personne basculent vers l'action immédiate. L'avis de la personne non recueilli, les solutions intermédiaires non explorées, l'évaluation faite uniquement en hospitalisation, les aspects financiers non abordés et la sécurité de nuit non évaluée élèvent le total. Une réflexion anticipée et partagée diminue le total.

Interprétation

  • Réflexion anticipée

    Réflexion anticipée et partagée avec la personne. La reprendre à chaque changement, notamment de l'état de l'AIDANT.

  • Travailler le désaccord

    Désaccord familial non travaillé. Il resurgit au pire moment et fait porter la DÉCISION à celui qui parle le plus fort.

  • Anticiper la décision

    Avis non recueilli, solutions intermédiaires non explorées, évaluation hospitalière seule, finances non abordées ou nuit non évaluée. Le COÛT oriente autant que la santé.

  • Ne pas différer

    Épuisement de l'aidant à son terme, ou décision en urgence sans la personne. L'ÉPUISEMENT décide plus souvent que l'état médical.

Quand l’utiliser ?

Dès que la question du maintien à domicile se pose, et non lorsqu'elle devient impossible.

Limites

  • L'ÉPUISEMENT de l'aidant décide plus souvent que l'état médical : c'est le facteur le plus déterminant et le plus tardivement repéré.
  • Une décision prise en URGENCE, après une hospitalisation ou une chute, laisse peu de place à la parole de la personne.
  • Une évaluation faite uniquement à l'HÔPITAL décrit la personne à son pire moment et non ce qu'elle peut faire chez elle.
  • Les solutions INTERMÉDIAIRES — accueil de jour, hébergement temporaire, renfort de nuit — ne sont explorées qu'après coup, quand elles sont explorées.
  • Le coût est un déterminant MAJEUR et rarement abordé de front : il oriente la décision autant que l'état de santé.
  • Cet outil ne décide d'aucune orientation, n'évalue aucune autonomie et ne remplace ni l'évaluation gériatrique ni l'avis social.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui décide le plus souvent ?
L'épuisement de l'aidant, l'isolement de nuit et la sécurité du logement — bien plus que l'état médical lui-même.
Pourquoi éviter une évaluation uniquement hospitalière ?
Parce qu'elle décrit la personne à son pire moment, et non ce qu'elle est capable de faire chez elle.

Références

  1. Gaugler JE, Duval S, Anderson KA, Kane RL. Predicting nursing home admission in the U.S: a meta-analysis. BMC Geriatrics. 2007.
  2. Luppa M, Luck T, Weyerer S, et al.. Prediction of institutionalization in the elderly. A systematic review. Age and Ageing. 2010.

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