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CliniOutils

Hépatite A : quand y penser et qui protéger autour

Repérage d'une hépatite A et des mesures qui protègent l'entourage, souvent oubliées une fois le diagnostic posé.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Signes de gravité hépatique
Hépatopathie chronique sous-jacente

Expose aux formes graves.

Entourage proche non protégé
Mesures d’hygiène non expliquées
Origine de la contamination non recherchée
Collectivité concernée non informée
Médicaments hépatotoxiques ou alcool poursuivis
Aucune surveillance de l’évolution organisée
Forme simple, entourage protégé, hygiène expliquée

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'hépatite A guérit spontanément dans l'immense majorité des cas, ce qui conduit à s'arrêter au diagnostic. Or deux choses restent à faire, et se font rarement : protéger l'entourage, car la transmission est féco-orale et la contagiosité précède l'ictère ; et identifier les personnes chez qui la maladie n'est pas bénigne — âge avancé, hépatopathie chronique — chez qui les formes graves surviennent. La forme de l'enfant, souvent asymptomatique, entretient la transmission sans être repérée.

Comment est-il calculé ?

Les signes de gravité hépatique et l'hépatopathie chronique sous-jacente basculent seuls vers l'avis en urgence. L'entourage non protégé, les mesures d'hygiène non expliquées, l'origine de la contamination non recherchée, la collectivité non informée et les médicaments hépatotoxiques poursuivis élèvent le total. Une forme simple avec entourage protégé diminue le total.

Interprétation

  • Forme simple

    Forme simple, entourage protégé, hygiène expliquée. Penser aux formes de l'ENFANT, souvent asymptomatiques et contagieuses.

  • Organiser la surveillance

    Aucune surveillance organisée. L'évolution est presque toujours simple, mais l'AGGRAVATION se repère sur des contrôles, pas sur l'impression clinique.

  • Protéger l’entourage

    Entourage non protégé, hygiène non expliquée, origine non recherchée, collectivité non informée ou hépatotoxiques poursuivis. La contagiosité PRÉCÈDE l'ictère.

  • Avis en urgence

    Signes de gravité, ou hépatopathie chronique sous-jacente. La maladie n'est pas BÉNIGNE pour tout le monde.

Quand l’utiliser ?

Devant un ictère fébrile, des transaminases très élevées, ou un contage identifié.

Limites

  • La contagiosité PRÉCÈDE l'ictère : quand le diagnostic est posé, l'entourage a déjà été exposé, et les mesures visent les personnes encore protégeables.
  • Chez l'ENFANT, la forme est souvent asymptomatique : elle entretient la transmission dans la famille et en collectivité sans être repérée.
  • La maladie n'est pas bénigne pour tout le monde : l'ÂGE avancé et une hépatopathie chronique sous-jacente exposent aux formes graves.
  • La transmission est FÉCO-ORALE : les mesures d'hygiène des mains et des sanitaires font partie du traitement, au même titre que la surveillance.
  • Les médicaments HÉPATOTOXIQUES et l'alcool se suspendent le temps de l'épisode : leur poursuite est un facteur d'aggravation évitable.
  • Cet outil ne pose aucun diagnostic sérologique, ne détaille aucune stratégie vaccinale et ne remplace ni l'avis spécialisé ni les obligations de déclaration en vigueur.

Questions fréquentes

Pourquoi protéger l’entourage après le diagnostic ?
Parce que la contagiosité précède l'ictère : l'entourage a déjà été exposé, et les mesures visent les personnes encore protégeables.
L’hépatite A est-elle toujours bénigne ?
Non : l'âge avancé et une hépatopathie chronique sous-jacente exposent aux formes graves.

Références

  1. Nelson NP, Weng MK, Hofmeister MG, et al.. Prevention of hepatitis A virus infection: recommendations of the ACIP. MMWR Recommendations and Reports. 2020.
  2. Lemon SM, Ott JJ, Van Damme P, Shouval D. Type A viral hepatitis: a summary and update on the molecular virology, epidemiology, pathogenesis and prevention. Journal of Hepatology. 2018.

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