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CliniOutils

Intoxication par antidépresseurs : gravité

Évaluation de la gravité d'une intoxication par antidépresseurs, tricycliques et sérotoninergiques.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Élargissement du QRS, trouble du rythme ou collapsus

Effet stabilisant de membrane : prime sur la dose et sur la conscience.

Convulsions
Hyperthermie avec rigidité
Antidépresseur tricyclique en cause
Somnolence, confusion ou coma
Myoclonies, hyperréflexie, agitation et sueurs
Association de plusieurs médicaments sérotoninergiques
Alcool, benzodiazépines ou paracétamol associés
Sérotoninergique seul, faible quantité, asymptomatique, électrocardiogramme normal

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Deux tableaux très différents se cachent derrière le même mot. Les tricycliques tuent par effet stabilisant de membrane, et le signe qui commande est l'élargissement du QRS sur l'électrocardiogramme — pas la dose supposée ni la conscience. Les sérotoninergiques donnent un syndrome où l'hyperthermie et les myoclonies signent la gravité.

Comment est-il calculé ?

L'élargissement du QRS, les convulsions et l'hyperthermie avec rigidité basculent seuls vers la réanimation. Les troubles de conscience, la tachycardie, l'agitation et les myoclonies élèvent le total. Une ingestion faible de sérotoninergique seul, asymptomatique et avec électrocardiogramme normal, diminue le total.

Interprétation

  • Surveillance simple

    Sérotoninergique seul, faible quantité, patient asymptomatique avec électrocardiogramme normal. Surveillance en milieu médical selon l'avis du centre antipoison. Évaluer le RISQUE SUICIDAIRE quelle que soit l'évolution somatique.

  • Surveillance médicalisée

    Association sérotoninergique, ou co-ingestions. Surveillance médicalisée avec électrocardiogramme répété. Rechercher les CO-INGESTIONS — alcool, benzodiazépines, paracétamol — dont le dosage change la prise en charge.

  • Hospitalisation

    Tricyclique en cause, troubles de conscience, ou signes sérotoninergiques. Une intoxication par TRICYCLIQUES ne se surveille jamais dans un lieu non médicalisé : l'aggravation peut être brutale, avec convulsions en quelques minutes. Électrocardiogramme et scope.

  • Réanimation

    Élargissement du QRS, convulsions, ou hyperthermie avec rigidité. Prise en charge en réanimation. L'ÉLARGISSEMENT DU QRS commande la conduite avec les tricycliques, et l'hyperthermie avec rigidité impose un refroidissement immédiat dans le syndrome sérotoninergique.

Quand l’utiliser ?

Devant toute ingestion volontaire ou accidentelle d'antidépresseurs.

Limites

  • Avec les TRICYCLIQUES, c'est l'ÉLECTROCARDIOGRAMME qui commande : un élargissement du QRS traduit l'effet stabilisant de membrane et annonce les convulsions et les troubles du rythme. Il prime sur la dose supposée et sur l'état de conscience.
  • L'aggravation peut être BRUTALE : un patient conscient peut convulser et se dégrader en quelques minutes. Une intoxication par tricycliques ne se surveille pas dans un lieu non médicalisé.
  • Le SYNDROME SÉROTONINERGIQUE associe agitation, myoclonies, hyperréflexie, sueurs et hyperthermie : c'est la triade neuromusculaire, et non la seule confusion, qui l'identifie. Il survient volontiers lors d'une ASSOCIATION de médicaments sérotoninergiques.
  • L'HYPERTHERMIE avec rigidité est un signe de gravité majeur du syndrome sérotoninergique : elle impose un refroidissement et une prise en charge en réanimation, pas une simple surveillance.
  • Une intoxication par antidépresseurs impose de rechercher les CO-INGESTIONS — alcool, benzodiazépines, paracétamol — et d'évaluer le risque suicidaire, quelle que soit l'évolution somatique.
  • Cet outil ne fixe aucune dose toxique, aucun seuil de QRS, et ne remplace ni l'électrocardiogramme, ni l'avis du centre antipoison, ni la prise en charge hospitalière.

Questions fréquentes

Quel examen commande la conduite avec les tricycliques ?
L'électrocardiogramme. Un élargissement du QRS traduit l'effet stabilisant de membrane et prime sur la dose supposée comme sur l'état de conscience.
Comment reconnaître un syndrome sérotoninergique ?
Par la triade neuromusculaire : myoclonies, hyperréflexie, agitation avec sueurs. L'hyperthermie avec rigidité en signe la gravité.

Références

  1. Boyer EW, Shannon M. The serotonin syndrome. New England Journal of Medicine. 2005. DOI 10.1056/NEJMra041867
  2. Kerr GW, McGuffie AC, Wilkie S. Tricyclic antidepressant overdose: a review of the literature and treatment recommendations. Emergency Medicine Journal. 2001. DOI 10.1136/emj.18.4.236

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