Indication et voie de nutrition artificielle
Choix entre alimentation orale enrichie, nutrition entérale et parentérale, et durée prévisible.
7 champs restants
Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
La règle est ancienne et toujours vraie : si le tube digestif fonctionne, on l'utilise. La nutrition entérale préserve la barrière intestinale, coûte moins cher et expose à moins d'infections que la parentérale — dont les indications sont rares et précises. Le second choix, la durée prévisible, détermine la voie : sonde ou gastrostomie.
Comment est-il calculé ?
Deux décisions s'enchaînent. D'abord la VOIE : orale enrichie si les apports peuvent être atteints, entérale si le tube digestif est fonctionnel, parentérale seulement s'il ne l'est pas. Ensuite l'ABORD, selon la durée prévisible : sonde nasogastrique en dessous de quatre à six semaines, gastrostomie au-delà.
Interprétation
- Voie orale enrichie
Tube digestif fonctionnel et apports encore atteignables. Alimentation ORALE ENRICHIE et compléments nutritionnels oraux, fractionnement des repas, adaptation des textures. Cette étape est trop souvent sautée au profit d'une nutrition artificielle.
- Nutrition entérale par sonde
Apports oraux insuffisants avec tube digestif fonctionnel : nutrition ENTÉRALE par sonde nasogastrique. Position DEMI-ASSISE à au moins 30 degrés et vérification de la position de la sonde, qui réduisent le risque de pneumopathie d'inhalation. Évaluer le risque de syndrome de renutrition avant de débuter.
- Gastrostomie ou situation à discuter
Durée prévisible prolongée, ou situation nécessitant une réflexion. Au-delà de QUATRE À SIX SEMAINES, la gastrostomie est mieux tolérée qu'une sonde. En fin de vie ou en cas de démence avancée, la nutrition artificielle n'améliore ni la survie ni le confort : la décision relève d'une réflexion collégiale et de la volonté du patient.
- Nutrition parentérale
Tube digestif non fonctionnel — occlusion, fistule à haut débit, ischémie, grêle court : nutrition PARENTÉRALE. Ses indications sont rares et précises ; elle expose davantage aux infections et aux complications métaboliques. Reprendre la voie entérale dès que le tube digestif redevient fonctionnel, même partiellement.
Quand l’utiliser ?
Chez tout patient dénutri ou à risque dont les apports oraux sont insuffisants malgré l'enrichissement.
Limites
- SI LE TUBE DIGESTIF FONCTIONNE, ON L'UTILISE : la nutrition entérale préserve la barrière intestinale, coûte moins et expose à moins d'infections. Les indications de la parentérale sont rares et précises.
- L'alimentation ORALE ENRICHIE et les compléments nutritionnels oraux viennent avant toute nutrition artificielle : ils sont trop souvent sautés.
- Une nutrition entérale de plus de QUATRE À SIX SEMAINES relève d'une gastrostomie plutôt que d'une sonde nasogastrique, mieux tolérée et moins exposée aux complications.
- La position DEMI-ASSISE à au moins 30 degrés et la vérification de la position de la sonde réduisent le risque de pneumopathie d'inhalation, principale complication de la nutrition entérale.
- Chez le patient dénutri sévère, le risque de SYNDROME DE RENUTRITION doit être évalué avant de débuter, quelle que soit la voie.
- En fin de vie ou en cas de démence avancée, la nutrition artificielle n'améliore ni la survie ni le confort : la décision relève d'une réflexion collégiale et de la volonté du patient, non d'un automatisme.
Questions fréquentes
- Quand préférer la voie parentérale ?
- Seulement quand le tube digestif ne fonctionne pas : occlusion, fistule à haut débit, ischémie, grêle court. Si le tube digestif fonctionne, on l'utilise — la voie entérale préserve la barrière intestinale et expose à moins d'infections.
- Sonde ou gastrostomie ?
- La durée prévisible décide : en dessous de quatre à six semaines, une sonde nasogastrique ; au-delà, une gastrostomie, mieux tolérée et moins exposée aux complications.
Références
- Volkert D, Beck AM, Cederholm T, et al.. ESPEN guideline on clinical nutrition and hydration in geriatrics. Clinical Nutrition. 2019. DOI 10.1016/j.clnu.2018.05.024
Outils associés
Risque de syndrome de renutrition inappropriée
Repérage du risque de syndrome de renutrition inappropriée avant de réalimenter un patient dénutri.
Score MUST (dépistage de la dénutrition)
Dépistage du risque de dénutrition en trois items : indice de masse corporelle, perte de poids et jeûne aigu.
Alimentation et hydratation en fin de vie : ce qui aide vraiment
Repérage des situations où l'alimentation en fin de vie est traitée comme un problème technique alors qu'elle est d'abord une question de confort et de relation.
Sarcopénie : repérage chez la personne âgée
Repérage de la sarcopénie et de son retentissement fonctionnel chez la personne âgée.
Vivre avec une stomie : ce qui se règle et ce qui se signale
Repérage des complications d'une stomie et des difficultés quotidiennes qui ne sont pas rapportées spontanément.
1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.