Aller au contenu principal
CliniOutils

Indication et voie de nutrition artificielle

Choix entre alimentation orale enrichie, nutrition entérale et parentérale, et durée prévisible.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Apports oraux insuffisants malgré enrichissement et compléments
Tube digestif fonctionnel et accessible

Oriente vers la voie ENTÉRALE : point négatif.

Occlusion, fistule à haut débit, ischémie ou grêle court

Indication de nutrition parentérale.

Durée prévisible supérieure à 4 à 6 semaines

Oriente vers une gastrostomie plutôt qu une sonde.

Trouble de la déglutition avec risque d inhalation
Risque de syndrome de renutrition
Fin de vie ou démence avancée

N'améliore ni la survie ni le confort : décision collégiale.

7 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La règle est ancienne et toujours vraie : si le tube digestif fonctionne, on l'utilise. La nutrition entérale préserve la barrière intestinale, coûte moins cher et expose à moins d'infections que la parentérale — dont les indications sont rares et précises. Le second choix, la durée prévisible, détermine la voie : sonde ou gastrostomie.

Comment est-il calculé ?

Deux décisions s'enchaînent. D'abord la VOIE : orale enrichie si les apports peuvent être atteints, entérale si le tube digestif est fonctionnel, parentérale seulement s'il ne l'est pas. Ensuite l'ABORD, selon la durée prévisible : sonde nasogastrique en dessous de quatre à six semaines, gastrostomie au-delà.

Interprétation

  • Voie orale enrichie

    Tube digestif fonctionnel et apports encore atteignables. Alimentation ORALE ENRICHIE et compléments nutritionnels oraux, fractionnement des repas, adaptation des textures. Cette étape est trop souvent sautée au profit d'une nutrition artificielle.

  • Nutrition entérale par sonde

    Apports oraux insuffisants avec tube digestif fonctionnel : nutrition ENTÉRALE par sonde nasogastrique. Position DEMI-ASSISE à au moins 30 degrés et vérification de la position de la sonde, qui réduisent le risque de pneumopathie d'inhalation. Évaluer le risque de syndrome de renutrition avant de débuter.

  • Gastrostomie ou situation à discuter

    Durée prévisible prolongée, ou situation nécessitant une réflexion. Au-delà de QUATRE À SIX SEMAINES, la gastrostomie est mieux tolérée qu'une sonde. En fin de vie ou en cas de démence avancée, la nutrition artificielle n'améliore ni la survie ni le confort : la décision relève d'une réflexion collégiale et de la volonté du patient.

  • Nutrition parentérale

    Tube digestif non fonctionnel — occlusion, fistule à haut débit, ischémie, grêle court : nutrition PARENTÉRALE. Ses indications sont rares et précises ; elle expose davantage aux infections et aux complications métaboliques. Reprendre la voie entérale dès que le tube digestif redevient fonctionnel, même partiellement.

Quand l’utiliser ?

Chez tout patient dénutri ou à risque dont les apports oraux sont insuffisants malgré l'enrichissement.

Limites

  • SI LE TUBE DIGESTIF FONCTIONNE, ON L'UTILISE : la nutrition entérale préserve la barrière intestinale, coûte moins et expose à moins d'infections. Les indications de la parentérale sont rares et précises.
  • L'alimentation ORALE ENRICHIE et les compléments nutritionnels oraux viennent avant toute nutrition artificielle : ils sont trop souvent sautés.
  • Une nutrition entérale de plus de QUATRE À SIX SEMAINES relève d'une gastrostomie plutôt que d'une sonde nasogastrique, mieux tolérée et moins exposée aux complications.
  • La position DEMI-ASSISE à au moins 30 degrés et la vérification de la position de la sonde réduisent le risque de pneumopathie d'inhalation, principale complication de la nutrition entérale.
  • Chez le patient dénutri sévère, le risque de SYNDROME DE RENUTRITION doit être évalué avant de débuter, quelle que soit la voie.
  • En fin de vie ou en cas de démence avancée, la nutrition artificielle n'améliore ni la survie ni le confort : la décision relève d'une réflexion collégiale et de la volonté du patient, non d'un automatisme.

Questions fréquentes

Quand préférer la voie parentérale ?
Seulement quand le tube digestif ne fonctionne pas : occlusion, fistule à haut débit, ischémie, grêle court. Si le tube digestif fonctionne, on l'utilise — la voie entérale préserve la barrière intestinale et expose à moins d'infections.
Sonde ou gastrostomie ?
La durée prévisible décide : en dessous de quatre à six semaines, une sonde nasogastrique ; au-delà, une gastrostomie, mieux tolérée et moins exposée aux complications.

Références

  1. Volkert D, Beck AM, Cederholm T, et al.. ESPEN guideline on clinical nutrition and hydration in geriatrics. Clinical Nutrition. 2019. DOI 10.1016/j.clnu.2018.05.024

Outils associés

1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.