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CliniOutils

Première crise épileptique : orientation

Orientation après une première crise épileptique, entre crise provoquée et bilan spécialisé.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Crise prolongée ou crises répétées sans reprise de conscience
Déficit neurologique persistant après la crise
Traumatisme crânien, fièvre, ou céphalée inhabituelle
Conduite automobile et consignes de sécurité non abordées

Consignes à donner dès la première crise, sans attendre le bilan.

Sevrage alcoolique, substances, ou médicament abaissant le seuil
Aucun bilan biologique ni avis neurologique organisés
Traitement antiépileptique instauré sans recherche de cause
Aucun témoin, description de l’événement incertaine
Crise unique provoquée, facteur corrigé, évaluation déjà réalisée

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Une première crise n'est pas une épilepsie : une part importante des crises sont provoquées — sevrage alcoolique, hypoglycémie, médicament, privation de sommeil — et traiter au long cours sans avoir cherché la cause est une erreur fréquente. Ce qui se joue immédiatement, en revanche, ce sont les consignes de sécurité, souvent oubliées.

Comment est-il calculé ?

L'état de mal et le déficit persistant basculent seuls vers l'urgence. Le facteur provoquant, la conduite automobile non abordée, le déficit transitoire et le contexte de sevrage élèvent le total. Une crise unique provoquée avec facteur corrigé, déjà évaluée, diminue le total.

Interprétation

  • Crise provoquée évaluée

    Crise unique provoquée, facteur corrigé, évaluation réalisée. Une première crise n'est PAS une épilepsie. Vérifier que les consignes de sécurité ont bien été données et que le facteur déclenchant reste corrigé.

  • Compléter l’évaluation

    Absence de témoin, ou bilan non organisé. L'électroencéphalogramme et l'imagerie ne remplacent PAS l'interrogatoire du témoin : la description de l'événement reste l'élément diagnostique principal, et un examen normal n'écarte rien.

  • Sécurité et bilan

    Consignes de sécurité non abordées, facteur provoquant, ou traitement instauré sans bilan. Donner les consignes de SÉCURITÉ dès maintenant — conduite, bain, hauteurs, machines. Chercher la cause avant d'instaurer un traitement au long cours.

  • Avis urgent

    État de mal, déficit persistant, traumatisme ou fièvre. Prise en charge immédiate : le délai de traitement d'un ÉTAT DE MAL conditionne le pronostic, et un déficit persistant impose une imagerie.

Quand l’utiliser ?

Après toute première crise convulsive chez l'adulte.

Limites

  • Une première crise n'est PAS une épilepsie : une part importante des crises sont provoquées — sevrage alcoolique, hypoglycémie, médicament abaissant le seuil, privation de sommeil — et la cause doit être cherchée avant tout traitement au long cours.
  • Les consignes de SÉCURITÉ sont l'oubli le plus fréquent : conduite automobile, bain, hauteurs, machines, nage seule. Elles se donnent dès la première crise, sans attendre le bilan.
  • Une crise qui se prolonge ou des crises qui se répètent sans reprise de conscience définissent un ÉTAT DE MAL : c'est une urgence, et le délai de traitement conditionne le pronostic.
  • Un déficit POSTCRITIQUE régresse habituellement en quelques heures : sa persistance impose une imagerie et fait chercher une lésion ou un accident vasculaire.
  • L'électroencéphalogramme et l'imagerie ne se substituent PAS à l'interrogatoire du témoin : la description de l'événement reste l'élément diagnostique principal, et un examen normal n'écarte rien.
  • Cet outil ne pose aucun diagnostic, ne fixe aucune indication de traitement antiépileptique, et ne remplace ni l'avis neurologique, ni la réglementation applicable à la conduite.

Questions fréquentes

Une première crise impose-t-elle un traitement à vie ?
Non. Une part importante des crises sont provoquées — sevrage, hypoglycémie, médicament, privation de sommeil : la cause doit être cherchée avant tout traitement au long cours.
Que faut-il dire immédiatement au patient ?
Les consignes de sécurité : conduite automobile, bain, hauteurs, machines, nage seule. Elles se donnent dès la première crise, sans attendre le bilan.

Références

  1. Krumholz A, Wiebe S, Gronseth GS, et al.. Evidence-based guideline: management of an unprovoked first seizure in adults. Neurology. 2015. DOI 10.1212/WNL.0000000000001487
  2. Pohlmann-Eden B, Beghi E, Camfield C, Camfield P. Evaluation of the patient with a first seizure. BMJ. 2006. DOI 10.1136/bmj.332.7537.339

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