Première crise épileptique : orientation
Orientation après une première crise épileptique, entre crise provoquée et bilan spécialisé.
9 champs restants
Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
Une première crise n'est pas une épilepsie : une part importante des crises sont provoquées — sevrage alcoolique, hypoglycémie, médicament, privation de sommeil — et traiter au long cours sans avoir cherché la cause est une erreur fréquente. Ce qui se joue immédiatement, en revanche, ce sont les consignes de sécurité, souvent oubliées.
Comment est-il calculé ?
L'état de mal et le déficit persistant basculent seuls vers l'urgence. Le facteur provoquant, la conduite automobile non abordée, le déficit transitoire et le contexte de sevrage élèvent le total. Une crise unique provoquée avec facteur corrigé, déjà évaluée, diminue le total.
Interprétation
- Crise provoquée évaluée
Crise unique provoquée, facteur corrigé, évaluation réalisée. Une première crise n'est PAS une épilepsie. Vérifier que les consignes de sécurité ont bien été données et que le facteur déclenchant reste corrigé.
- Compléter l’évaluation
Absence de témoin, ou bilan non organisé. L'électroencéphalogramme et l'imagerie ne remplacent PAS l'interrogatoire du témoin : la description de l'événement reste l'élément diagnostique principal, et un examen normal n'écarte rien.
- Sécurité et bilan
Consignes de sécurité non abordées, facteur provoquant, ou traitement instauré sans bilan. Donner les consignes de SÉCURITÉ dès maintenant — conduite, bain, hauteurs, machines. Chercher la cause avant d'instaurer un traitement au long cours.
- Avis urgent
État de mal, déficit persistant, traumatisme ou fièvre. Prise en charge immédiate : le délai de traitement d'un ÉTAT DE MAL conditionne le pronostic, et un déficit persistant impose une imagerie.
Quand l’utiliser ?
Après toute première crise convulsive chez l'adulte.
Limites
- Une première crise n'est PAS une épilepsie : une part importante des crises sont provoquées — sevrage alcoolique, hypoglycémie, médicament abaissant le seuil, privation de sommeil — et la cause doit être cherchée avant tout traitement au long cours.
- Les consignes de SÉCURITÉ sont l'oubli le plus fréquent : conduite automobile, bain, hauteurs, machines, nage seule. Elles se donnent dès la première crise, sans attendre le bilan.
- Une crise qui se prolonge ou des crises qui se répètent sans reprise de conscience définissent un ÉTAT DE MAL : c'est une urgence, et le délai de traitement conditionne le pronostic.
- Un déficit POSTCRITIQUE régresse habituellement en quelques heures : sa persistance impose une imagerie et fait chercher une lésion ou un accident vasculaire.
- L'électroencéphalogramme et l'imagerie ne se substituent PAS à l'interrogatoire du témoin : la description de l'événement reste l'élément diagnostique principal, et un examen normal n'écarte rien.
- Cet outil ne pose aucun diagnostic, ne fixe aucune indication de traitement antiépileptique, et ne remplace ni l'avis neurologique, ni la réglementation applicable à la conduite.
Questions fréquentes
- Une première crise impose-t-elle un traitement à vie ?
- Non. Une part importante des crises sont provoquées — sevrage, hypoglycémie, médicament, privation de sommeil : la cause doit être cherchée avant tout traitement au long cours.
- Que faut-il dire immédiatement au patient ?
- Les consignes de sécurité : conduite automobile, bain, hauteurs, machines, nage seule. Elles se donnent dès la première crise, sans attendre le bilan.
Références
- Krumholz A, Wiebe S, Gronseth GS, et al.. Evidence-based guideline: management of an unprovoked first seizure in adults. Neurology. 2015. DOI 10.1212/WNL.0000000000001487
- Pohlmann-Eden B, Beghi E, Camfield C, Camfield P. Evaluation of the patient with a first seizure. BMJ. 2006. DOI 10.1136/bmj.332.7537.339
Outils associés
Score CIWA-Ar (sevrage alcoolique)
Sévérité du syndrome de sevrage alcoolique sur dix items, pour guider la prescription de benzodiazépines à la demande.
Hypoglycémie : gradation et conduite
Gradation d'une hypoglycémie et repères de resucrage, avec les situations imposant une surveillance prolongée.
Postes de sécurité : signaux d’alerte
Repérage des situations médicales qui doivent alerter chez un salarié occupant un poste de sécurité.
Indice de masse corporelle (IMC)
Rapport du poids à la taille au carré, utilisé pour classer la corpulence de l'adulte selon les seuils de l'Organisation mondiale de la santé.
Clairance de la créatinine (Cockcroft-Gault)
Estimation de la clairance de la créatinine en mL/min à partir de l'âge, du poids, du sexe et de la créatininémie — référence posologique de nombreux résumés des caractéristiques du produit.
Score CHA₂DS₂-VASc
Score de risque thrombo-embolique de la fibrillation atriale non valvulaire, utilisé pour poser l'indication d'une anticoagulation au long cours.
1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.