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CliniOutils

Hépatite auto-immune : quand y penser avant de traiter

Repérage des situations qui doivent faire évoquer une hépatite auto-immune devant une atteinte hépatique inexpliquée.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Signes d’insuffisance hépatique aiguë
Corticothérapie débutée avant la biopsie

Rend le diagnostic impossible à établir ensuite.

Aucun bilan immunologique réalisé
Autres maladies auto-immunes non recherchées
Gammaglobulines non dosées
Causes médicamenteuses, compléments ou plantes non éliminés
Aucun avis spécialisé demandé
Anomalie surveillée sans démarche diagnostique
Bilan complet réalisé, avis spécialisé pris

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'hépatite auto-immune se présente sans particularité clinique : une élévation persistante des transaminases, chez une personne sans facteur de risque évident. Elle est donc évoquée tardivement, souvent après que d'autres causes ont été écartées une à une. Deux repères aident : l'association à d'autres maladies auto-immunes, et une élévation des gammaglobulines. Le piège inverse est d'instaurer une corticothérapie d'épreuve avant la biopsie, qui rend ensuite le diagnostic impossible à établir.

Comment est-il calculé ?

L'insuffisance hépatique aiguë et la corticothérapie débutée avant la biopsie basculent seules vers l'action immédiate. L'absence de bilan immunologique, les autres maladies auto-immunes non recherchées, les gammaglobulines non dosées, les causes médicamenteuses non éliminées et l'absence d'avis spécialisé élèvent le total. Un bilan complet avec avis pris diminue le total.

Interprétation

  • Démarche conduite

    Bilan complet et avis spécialisé pris. Ne pas introduire de CORTICOÏDES avant que la démarche ne soit terminée.

  • Sortir de la surveillance

    Anomalie surveillée sans démarche. Répéter un bilan sans le COMPLÉTER retarde le diagnostic sans rien apporter.

  • Compléter le bilan

    Bilan immunologique absent, maladies auto-immunes non cherchées, gammaglobulines non dosées, causes médicamenteuses non éliminées ou aucun avis. L'association à d'autres maladies AUTO-IMMUNES est un repère fort.

  • À traiter d’abord

    Insuffisance hépatique aiguë, ou corticothérapie avant la biopsie. Traiter avant de DOCUMENTER rend le diagnostic impossible à établir.

Quand l’utiliser ?

Devant une élévation persistante des transaminases sans cause retrouvée.

Limites

  • Une CORTICOTHÉRAPIE d'épreuve débutée avant la biopsie rend le diagnostic impossible à établir ensuite : c'est l'erreur à ne pas commettre.
  • La présentation est SANS particularité clinique : c'est l'absence d'autre cause, et non un tableau évocateur, qui doit faire évoquer le diagnostic.
  • L'association à d'autres maladies AUTO-IMMUNES est un repère fort, et elle ne se cherche que si la question est posée explicitement.
  • Les causes MÉDICAMENTEUSES, y compris les compléments alimentaires et les plantes, se recherchent d'abord : certaines réalisent un tableau très proche.
  • Une présentation AIGUË, parfois sévère, est possible : elle ne doit pas faire écarter le diagnostic au motif que l'évolution paraît trop rapide.
  • Cet outil ne calcule aucun score diagnostique, ne remplace ni le bilan immunologique ni la biopsie, et ne propose aucun traitement.

Questions fréquentes

Peut-on faire un test thérapeutique aux corticoïdes ?
Non avant la biopsie : le traitement modifie les lésions et rend le diagnostic impossible à établir ensuite.
Quels repères orientent vers ce diagnostic ?
L'absence d'autre cause retrouvée, l'association à d'autres maladies auto-immunes, et une élévation des gammaglobulines.

Références

  1. European Association for the Study of the Liver. EASL clinical practice guidelines: autoimmune hepatitis. Journal of Hepatology. 2015.
  2. Mack CL, Adams D, Assis DN, et al.. Diagnosis and management of autoimmune hepatitis in adults and children: 2019 practice guidance from the AASLD. Hepatology. 2020.

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