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CliniOutils

Échelle de Braden (risque d'escarre)

Risque de survenue d'escarre sur six dimensions, échelle de référence de la prévention en soins infirmiers.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
Perception sensorielle
Humidité de la peau
Activité
Mobilité
Nutrition
Frictions et cisaillements

Seule dimension cotée de 1 à 3.

6 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'escarre est une complication évitable dont la survenue prolonge l'hospitalisation et dégrade durablement la qualité de vie. L'échelle de Braden identifie les patients à risque avant l'apparition de la lésion, ce qui permet d'engager la prévention — support adapté, changements de position, nutrition — au moment où elle est encore efficace.

Comment est-il calculé ?

Six dimensions sont cotées : perception sensorielle, humidité de la peau, activité, mobilité, nutrition, et frictions et cisaillements. Les cinq premières sont cotées de 1 à 4, la dernière de 1 à 3. Le total va de 6 à 23, et le risque augmente quand le score DIMINUE — contrairement à la plupart des scores.

Interprétation

  • Risque très élevé

    Score de 9 ou moins. Risque très élevé d'escarre. Support dynamique à pression alternée, changements de position toutes les deux heures, évaluation nutritionnelle et examen cutané biquotidien des zones d'appui.

  • Risque élevé

    Score de 10 à 12. Risque élevé. Matelas à réduction de pression, changements de position programmés, protection des talons et prise en charge nutritionnelle.

  • Risque modéré

    Score de 13 à 14. Risque modéré. Mesures de prévention adaptées, mobilisation encouragée, surveillance cutanée quotidienne et correction des facteurs aggravants — humidité, dénutrition.

  • Risque faible

    Score de 15 à 18. Risque faible mais présent. Maintenir la mobilisation, surveiller la peau et réévaluer le score en cas de dégradation de l'état général.

  • Risque minime

    Score de 19 ou plus. Risque minime. Aucune mesure spécifique n'est requise, mais l'examen cutané reste indiqué et le score doit être recalculé à chaque changement d'état.

Quand l’utiliser ?

À l'admission de tout patient hospitalisé, puis de façon répétée selon le protocole du service, et systématiquement lors d'un changement d'état — immobilisation, dénutrition, incontinence nouvelle.

Limites

  • L'échelle est un outil de dépistage, non de diagnostic : elle ne remplace pas l'examen cutané quotidien des zones d'appui, qui reste indispensable.
  • Sa valeur prédictive est moindre en réanimation, où presque tous les patients sont à risque, et chez le patient à peau foncée, chez qui la rougeur initiale est difficile à repérer.
  • Un score bas n'est utile que s'il déclenche des mesures : appliquée sans protocole de prévention attaché, l'échelle ne change rien.
  • Elle ne tient pas compte de la perfusion tissulaire, de l'âge, ni du dispositif médical, pourtant cause fréquente d'escarres — sonde, masque, attelle.
  • Le score diminue quand le risque augmente, ce qui est contre-intuitif et source d'erreurs de lecture.

Questions fréquentes

Pourquoi le risque augmente-t-il quand le score baisse ?
Parce que chaque dimension est cotée du plus altéré au plus normal : un patient totalement immobile marque 1, un patient mobile marque 4. Le total élevé traduit donc un bon état, et le total bas un risque important — lecture inverse de la plupart des scores.

Références

  1. Bergstrom N, Braden BJ, Laguzza A, Holman V. Clinical utility of the Braden scale for Predicting Pressure Sore Risk. Nursing Research. 1987. PMID 3299278

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