Aller au contenu principal
CliniOutils

Échelle GRBAS (évaluation perceptive de la voix)

Cotation perceptive d'une dysphonie sur cinq dimensions, pour objectiver et suivre une altération vocale.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Grade global de la dysphonie
Raucité
Caractère soufflé
Asthénie vocale
Tension vocale
Dysphonie évoluant depuis plus de trois semaines

Impose une laryngoscopie, quel que soit le reste de la cotation.

6 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La dysphonie est décrite par des termes variables — « voix rauque », « voix cassée » — qui ne permettent ni comparaison ni suivi. L'échelle GRBAS fournit un vocabulaire commun entre médecins et orthophonistes, et rend mesurable l'effet d'une rééducation ou d'une chirurgie.

Comment est-il calculé ?

Cinq dimensions sont cotées de 0 à 3 : le grade global, la raucité, le caractère soufflé, l'asthénie et la tension. Le grade global n'est pas la somme des quatre autres mais une appréciation d'ensemble.

Interprétation

  • Voix normale ou peu altérée

    Cotation basse, dysphonie récente. Repos vocal relatif, hydratation, arrêt des irritants — tabac, reflux, forçage vocal. Réévaluer : une dysphonie qui dépasse trois semaines impose une laryngoscopie.

  • Dysphonie constituée

    Dysphonie légère à modérée. Rechercher les facteurs favorisants — tabac, reflux gastro-œsophagien, forçage vocal, traitement inhalé — et orienter vers une évaluation ORL avec laryngoscopie si l'évolution dépasse trois semaines. Rééducation orthophonique selon la cause.

  • Dysphonie marquée ou prolongée

    Dysphonie marquée, ou évoluant depuis plus de trois semaines. Une LARYNGOSCOPIE est indispensable : le cancer du larynx se manifeste d'abord par une voix modifiée, et son pronostic dépend entièrement de la précocité du diagnostic. Une dysphonie brutale avec dyspnée, dysphagie ou fausse route impose un avis urgent.

Quand l’utiliser ?

Devant toute dysphonie, avant et après une rééducation orthophonique ou une chirurgie laryngée, et dans le suivi des pathologies vocales professionnelles.

Limites

  • L'échelle ÉVALUE, elle ne diagnostique pas : une dysphonie persistant plus de trois semaines impose une LARYNGOSCOPIE, quel que soit le score — le cancer du larynx se présente d'abord par une voix modifiée.
  • La cotation est perceptive, donc subjective : sa reproductibilité est correcte pour le grade global et la raucité, nettement moins pour l'asthénie et la tension.
  • Elle ne mesure pas le RETENTISSEMENT vécu par le patient, qui peut être majeur avec une dysphonie discrète — en particulier chez les professionnels de la voix.
  • Elle ne s'applique pas à un patient trachéotomisé ou laryngectomisé, dont la production vocale relève d'autres évaluations.
  • Une dysphonie d'installation BRUTALE, associée à une dyspnée, une dysphagie ou une fausse route, impose un avis ORL urgent.

Questions fréquentes

Quand faut-il une laryngoscopie ?
Dès qu'une dysphonie dépasse trois semaines, quel que soit le score. Le cancer du larynx se manifeste d'abord par une voix modifiée, et c'est la précocité du diagnostic qui détermine le pronostic.
Le grade global est-il la somme des autres items ?
Non. C'est une appréciation d'ensemble de l'altération vocale, cotée indépendamment. Un patient peut avoir un grade global élevé avec des items analytiques modérés.

Références

  1. Hirano M. Clinical Examination of Voice. Springer-Verlag, Vienne. 1981.

Outils associés

1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.