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CliniOutils

Score de Finnegan (sevrage néonatal)

Évaluation de l'intensité d'un syndrome de sevrage néonatal, pour décider et adapter un traitement.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Signes neurologiques

Cris aigus, sommeil écourté, trémulations, hypertonie, convulsions, excoriations.

Signes digestifs

Succion désorganisée, refus alimentaire, régurgitations, vomissements, selles liquides.

Signes végétatifs

Sueurs, fièvre, marbrures, bâillements, éternuements, obstruction nasale, tachypnée.

3 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le nouveau-né exposé in utero aux opioïdes développe un syndrome de sevrage dont l'intensité varie beaucoup, et dont le traitement — un opioïde, chez un nouveau-né — ne se décide pas à l'impression clinique. Le score de Finnegan quantifie les signes de façon reproductible et fournit le seuil sur lequel le traitement est débuté, majoré ou sevré.

Comment est-il calculé ?

Les signes sont cotés dans trois domaines : neurologiques, digestifs et végétatifs. La cotation se fait après une prise alimentaire, sur l'ensemble de l'intervalle écoulé, et non sur un instant. C'est la répétition de scores élevés, plutôt qu'un score isolé, qui déclenche le traitement.

Interprétation

  • Sevrage absent ou minime

    Score inférieur à 8. Le sevrage est absent ou minime. Poursuivre les mesures non médicamenteuses — peau à peau, allaitement lorsqu'il est autorisé, environnement calme, emmaillotage — et la cotation toutes les trois à quatre heures après les repas.

  • Sevrage modéré

    Score de 8 à 11. Renforcer les mesures non médicamenteuses et rapprocher la surveillance. Le traitement médicamenteux se discute si TROIS scores consécutifs atteignent ce niveau : c'est la répétition, jamais une valeur isolée, qui décide.

  • Sevrage sévère

    Score d'au moins 12. Sevrage sévère : le traitement par morphine orale est indiqué si deux scores consécutifs atteignent ce niveau, avec surveillance en unité adaptée. Écarter systématiquement une infection, une hypoglycémie, une hypocalcémie et une souffrance neurologique, qui donnent les mêmes signes.

Quand l’utiliser ?

Chez tout nouveau-né exposé in utero aux opioïdes, toutes les trois à quatre heures après les repas, pendant toute la durée de la surveillance.

Limites

  • La cotation porte sur l'INTERVALLE écoulé depuis la dernière évaluation, après une prise alimentaire : coter sur un instant, ou un nouveau-né qui vient d'être manipulé, surestime le score.
  • La décision de traiter repose sur des scores RÉPÉTÉS élevés — habituellement trois scores consécutifs d'au moins 8, ou deux d'au moins 12 — jamais sur une valeur isolée.
  • La reproductibilité entre observateurs est médiocre sans formation : la formation de l'équipe compte davantage que le choix de l'échelle.
  • Les mesures non médicamenteuses viennent en premier : peau à peau, allaitement lorsqu'il est autorisé, faible stimulation, emmaillotage. Elles réduisent significativement le recours au traitement.
  • Le score ne s'applique pas au sevrage des benzodiazépines seules, ni au sevrage iatrogène du nourrisson de réanimation, qui relèvent d'autres outils.
  • Une infection, une hypoglycémie, une hypocalcémie ou une souffrance neurologique produisent des signes identiques et doivent être écartées.

Questions fréquentes

Un score isolé élevé suffit-il à traiter ?
Non. La décision repose sur des scores RÉPÉTÉS : habituellement trois consécutifs d'au moins 8, ou deux d'au moins 12. Un score isolé peut refléter une manipulation récente, une faim ou un inconfort banal.
Quand coter ?
Après une prise alimentaire, sur l'ensemble de l'intervalle écoulé depuis la cotation précédente. Coter un nouveau-né qui vient d'être manipulé, ou sur un instant, surestime systématiquement le score.

Références

  1. Finnegan LP, Connaughton JF Jr, Kron RE, Emich JP. Neonatal abstinence syndrome: assessment and management. Addictive Diseases. 1975.

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