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CliniOutils

Volume prostatique et densité du PSA

Volume de la prostate par la formule de l'ellipsoïde, et densité du PSA rapportée à ce volume.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
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ng/mL

Sous inhibiteur de la 5-alpha-réductase depuis plus de six mois, doubler la valeur mesurée.

4 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Un PSA élevé chez un homme dont la prostate est très volumineuse n'a pas la même signification que le même PSA sur une petite prostate. La densité du PSA rapporte l'un à l'autre, et c'est un des éléments qui permet d'éviter des biopsies inutiles. Le volume conditionne par ailleurs le choix de la technique chirurgicale dans l'hypertrophie bénigne.

Comment est-il calculé ?

Le volume est calculé par la formule de l'ellipsoïde, produit des trois diamètres mesurés en échographie par un coefficient. La densité du PSA est le rapport du PSA total à ce volume.

Interprétation

  • Volume normal

    Volume inférieur à 30 mL, correspondant à une prostate de taille habituelle. La densité du PSA est affichée en détail : au-delà de 0,15 ng/mL par millilitre, elle plaide pour une exploration complémentaire. Le volume ne prédit pas la sévérité des symptômes.

  • Volume augmenté

    Volume de 30 à 80 mL : hypertrophie bénigne de volume modéré à important. Ce volume oriente le choix thérapeutique — traitement médical, résection endoscopique, énucléation. Interpréter le PSA à la lumière de la densité, affichée en détail.

  • Prostate volumineuse

    Volume supérieur à 80 mL. Au-delà de ce seuil, les techniques chirurgicales diffèrent — énucléation ou adénomectomie plutôt que résection endoscopique. Un PSA élevé s'explique en partie par ce volume : la densité, affichée en détail, est ici particulièrement utile.

Quand l’utiliser ?

Après une échographie prostatique par voie sus-pubienne ou endorectale, dans le bilan d'un PSA élevé ou d'une hypertrophie bénigne symptomatique.

Limites

  • La densité du PSA n'est qu'un ÉLÉMENT de la décision de biopsie : l'IRM prostatique multiparamétrique et son score PI-RADS, le toucher rectal et la cinétique du PSA pèsent au moins autant.
  • La mesure échographique du volume est opérateur-dépendante, avec une variabilité de l'ordre de 10 à 20 % : la voie endorectale est plus précise que la voie sus-pubienne.
  • Le PSA est élevé par la prostatite, l'infection urinaire, le sondage, une biopsie récente et l'éjaculation : le dosage doit être répété à distance avant toute décision.
  • Les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase divisent le PSA par deux environ après six mois : la valeur mesurée doit être doublée pour être interprétée.
  • Un toucher rectal anormal impose des explorations quelle que soit la densité du PSA.
  • Le volume ne prédit pas la sévérité des symptômes : une petite prostate peut être très obstructive, une grosse prostate parfaitement tolérée.

Questions fréquentes

Qu'apporte la densité du PSA ?
Elle rapporte le PSA au volume : un PSA à 6 ng/mL sur une prostate de 80 mL est bien moins inquiétant que le même chiffre sur une prostate de 25 mL. Au-delà de 0,15 ng/mL par millilitre, elle plaide pour une exploration complémentaire.
Comment interpréter le PSA sous finastéride ou dutastéride ?
En DOUBLANT la valeur mesurée après six mois de traitement : ces médicaments divisent le PSA par deux environ. Ne pas le faire conduit à manquer une élévation significative.

Références

  1. Gravas S, Cornu JN, Gacci M, et al.. EAU Guidelines on the Management of Non-neurogenic Male Lower Urinary Tract Symptoms. European Association of Urology Guidelines. 2023.

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