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CliniOutils

Suspicion de fracture du scaphoïde

Repérage d'une fracture du scaphoïde, souvent invisible sur les radiographies initiales.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Douleur à la palpation de la tabatière anatomique
Douleur à la palpation du tubercule du scaphoïde
Douleur à la compression axiale du pouce
Chute sur la main en hyperextension
Radiographies initiales normales

N'écarte PAS la fracture.

Douleur radiale persistante au-delà de quelques jours
Déformation, douleur diffuse du carpe ou déficit neurologique

Évoque une autre lésion carpienne, dont la luxation périlunaire.

7 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La fracture du scaphoïde est INVISIBLE sur les radiographies initiales dans une part importante des cas, et sa méconnaissance conduit à la pseudarthrose puis à l'arthrose du poignet chez des sujets jeunes. La règle qui protège est simple : devant une douleur de la tabatière après une chute sur la main, on immobilise même si la radiographie est normale.

Comment est-il calculé ?

Trois signes cliniques sont recherchés : la douleur à la palpation de la tabatière anatomique, celle du tubercule du scaphoïde, et la douleur à la compression axiale du premier métacarpien. Leur présence, associée à un mécanisme évocateur, suffit à immobiliser malgré une radiographie normale.

Interprétation

  • Fracture peu probable

    Peu d'arguments. Traitement symptomatique et réévaluation si la douleur persiste. Une douleur radiale qui dure au-delà de quelques jours doit faire reconsidérer le diagnostic, même après une radiographie initiale normale.

  • Immobiliser malgré une radiographie normale

    Signes cliniques évocateurs. IMMOBILISER même si la radiographie est normale — la fracture est invisible initialement dans une part importante des cas — et contrôler à dix à quinze jours, ou compléter par un scanner ou une IRM. Ne pas immobiliser expose à la pseudarthrose puis à l'arthrose du poignet chez un sujet jeune.

  • Imagerie complémentaire indiquée

    Faisceau d'arguments fort, ou signes évoquant une autre lésion carpienne. Immobilisation et imagerie complémentaire — scanner ou IRM —, avis orthopédique. Une déformation, une douleur diffuse du carpe ou un déficit neurologique doivent faire chercher une LUXATION PÉRILUNAIRE, régulièrement méconnue.

Quand l’utiliser ?

Après une chute sur la main en hyperextension, devant toute douleur du versant radial du poignet.

Limites

  • Une RADIOGRAPHIE NORMALE n'écarte PAS la fracture : elle est invisible initialement dans une part importante des cas. Immobiliser et contrôler à dix à quinze jours, ou compléter par un scanner ou une IRM.
  • La vascularisation du scaphoïde est RÉTROGRADE : une fracture du pôle proximal expose à la nécrose et à la pseudarthrose, d'autant plus qu'elle est méconnue ou immobilisée tardivement.
  • La pseudarthrose du scaphoïde évolue vers une arthrose du poignet chez des sujets JEUNES, avec un retentissement fonctionnel durable : c'est le coût réel du diagnostic manqué.
  • L'absence de douleur à la tabatière ne suffit pas si le mécanisme est évocateur et la douleur radiale persistante : d'autres lésions carpiennes existent, dont la luxation périlunaire, régulièrement méconnue.
  • Le scanner et l'IRM tranchent en cas de doute persistant : l'IRM est la plus sensible précocement, mais moins accessible.
  • Chez l'enfant, la fracture du scaphoïde est rare : une douleur du poignet oriente plutôt vers une atteinte du cartilage de croissance radial.

Questions fréquentes

Une radiographie normale écarte-t-elle la fracture ?
Non. Elle est invisible initialement dans une part importante des cas. Devant des signes cliniques évocateurs, on immobilise et on contrôle à dix à quinze jours, ou on complète par un scanner ou une IRM.
Pourquoi cette fracture est-elle à risque ?
Parce que la vascularisation du scaphoïde est rétrograde : une fracture du pôle proximal expose à la nécrose et à la pseudarthrose, qui évolue vers une arthrose du poignet chez des sujets jeunes.

Références

  1. Rhemrev SJ, Ootes D, Beeres FJ, Meylaerts SA, Schipper IB. Scaphoid fracture: diagnosis and management. International Journal of Emergency Medicine. 2011. DOI 10.1186/1865-1380-4-4

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