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CliniOutils

Intoxication aiguë aux stimulants

Gravité d'une intoxication aiguë aux stimulants et pièges thérapeutiques à éviter.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Agitation, délire ou hallucinations
Température
Douleur thoracique
Anomalie électrocardiographique — ischémie, QRS large, QT long
Convulsion ou trouble de conscience
Poussée hypertensive sévère
Rhabdomyolyse ou insuffisance rénale
Hyponatrémie, contexte de prise de MDMA

8 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'intoxication aux stimulants tue par trois mécanismes : cardiovasculaire, neurologique et hyperthermique. Deux réflexes thérapeutiques y sont délétères — les BÊTABLOQUANTS dans la douleur thoracique cocaïnique, et la contention seule sans sédation dans l'agitation, qui aggrave l'hyperthermie et la rhabdomyolyse.

Comment est-il calculé ?

Les manifestations sont regroupées par système : cardiovasculaire, neurologique et thermique. La température et l'état de conscience déterminent la gravité, et l'hyperthermie est le facteur pronostique dominant.

Interprétation

  • Intoxication légère

    Manifestations modérées sans retentissement. Surveillance en milieu calme, hydratation prudente, benzodiazépines si agitation. Électrocardiogramme et glycémie systématiques. Aborder la consommation et proposer une orientation en addictologie, sans jugement.

  • Intoxication modérée

    Agitation, douleur thoracique ou hyperthermie modérée. BENZODIAZÉPINES en première ligne — elles traitent l'agitation, l'hypertension et la douleur thoracique. Éviter les BÊTABLOQUANTS dans la douleur thoracique cocaïnique. Électrocardiogramme, troponine, créatine kinase, ionogramme.

  • Intoxication sévère

    Anomalie électrocardiographique, convulsion ou rhabdomyolyse. Surveillance continue, sédation par benzodiazépines, hydratation adaptée, et recherche d'une complication — infarctus, dissection aortique, insuffisance rénale. Une CONTENTION seule sans sédation aggrave l'hyperthermie et la rhabdomyolyse.

  • Intoxication critique

    Hyperthermie majeure ou défaillance. L'HYPERTHERMIE est le facteur pronostique dominant : au-delà de 40 °C, le REFROIDISSEMENT ACTIF est une urgence, avant même l'identification du produit. Réanimation, sédation profonde, éventuelle curarisation. En contexte de MDMA, une hyponatrémie grave peut expliquer convulsions et coma — son traitement est opposé au remplissage.

Quand l’utiliser ?

Devant une agitation, une douleur thoracique, une convulsion ou une hyperthermie chez un sujet jeune, en particulier en contexte festif.

Limites

  • Les BÊTABLOQUANTS sont à éviter dans la douleur thoracique cocaïnique : le blocage bêta laisse l'effet alpha sans opposition et peut aggraver le spasme coronaire. Les BENZODIAZÉPINES sont le traitement de première ligne.
  • L'HYPERTHERMIE est le facteur pronostique dominant : au-delà de 40 °C, le refroidissement actif est une urgence, avant même l'identification du produit.
  • La CONTENTION seule, sans sédation, aggrave l'hyperthermie et la rhabdomyolyse par lutte musculaire : elle ne doit jamais être appliquée sans sédation associée et surveillance.
  • Une douleur thoracique sous cocaïne peut correspondre à un infarctus, mais aussi à une DISSECTION AORTIQUE ou à un pneumothorax : l'électrocardiogramme et l'imagerie s'imposent.
  • Une HYPONATRÉMIE grave peut compliquer la prise de MDMA, par sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique et hydratation excessive : elle donne convulsions et coma, et son traitement est opposé au remplissage.
  • La rhabdomyolyse et l'insuffisance rénale doivent être recherchées systématiquement dans les formes agitées ou hyperthermiques.

Questions fréquentes

Peut-on donner un bêtabloquant dans une douleur thoracique cocaïnique ?
À éviter. Le blocage bêta laisse l'effet alpha sans opposition et peut aggraver le spasme coronaire. Les benzodiazépines sont le traitement de première ligne — elles traitent à la fois l'agitation, l'hypertension et la douleur.
Que faire devant une hyperthermie majeure ?
Refroidir activement, avant même l'identification du produit. L'hyperthermie est le facteur pronostique dominant de ces intoxications, et chaque degré compte.

Références

  1. McCord J, Jneid H, Hollander JE, et al.. Management of cocaine-associated chest pain and myocardial infarction. Circulation. 2008. DOI 10.1161/CIRCULATIONAHA.107.188950

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