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CliniOutils

Règle PECARN du rachis cervical de l'enfant

Identification des enfants à très faible risque de lésion du rachis cervical après traumatisme, pour éviter une imagerie inutile.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
Altération de l état mental

Score de Glasgow inférieur à 15, agitation, somnolence, réponses inadaptées.

Déficit neurologique focal
Douleur cervicale
Torticolis
Lésion du tronc jugée significative
Pathologie prédisposant aux lésions cervicales

Trisomie 21, achondroplasie, arthrite juvénile idiopathique, anomalie vertébrale connue.

Accident de plongeon
Mécanisme à haute énergie

Accident de la voie publique à grande vitesse, chute de grande hauteur, éjection.

Sensibilité à la palpation des épineuses cervicales

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Les lésions du rachis cervical sont rares chez l'enfant, mais la crainte de les manquer conduit à multiplier les scanners — examens irradiants sur une thyroïde en croissance. La règle PECARN identifie les enfants chez qui aucune imagerie n'est nécessaire, avec une sensibilité élevée.

Comment est-il calculé ?

Neuf facteurs de risque sont recherchés. L'absence de tous permet de se dispenser d'imagerie. Leur présence n'impose pas systématiquement le scanner : la radiographie simple reste l'examen de première intention chez l'enfant, le scanner étant réservé aux situations à plus haut risque.

Interprétation

  • Très faible risque — pas d imagerie

    Aucun facteur présent. Le risque de lésion du rachis cervical est très faible : aucune imagerie n'est nécessaire et l'immobilisation cervicale peut être levée, à condition que l'examen soit fiable et l'enfant coopérant.

  • Au moins un facteur — imagerie à discuter

    Un ou deux facteurs présents. Le risque n'est plus négligeable : maintenir l'immobilisation et réaliser une imagerie. Chez l'enfant, la radiographie simple reste l'examen de première intention, le scanner étant réservé aux situations à plus haut risque en raison de l'irradiation.

  • Plusieurs facteurs — risque élevé

    Trois facteurs ou plus. Risque significatif de lésion cervicale. Maintenir l'immobilisation, réaliser l'imagerie sans délai et demander un avis spécialisé. Un déficit neurologique impose une imagerie en résonance magnétique, une lésion médullaire sans anomalie radiologique restant possible chez l'enfant.

Quand l’utiliser ?

Après un traumatisme du rachis cervical chez l'enfant de moins de 18 ans, pour décider de l'imagerie et de la levée de l'immobilisation cervicale.

Limites

  • La règle ne s'applique pas aux traumatismes pénétrants, aux enfants ayant une pathologie prédisposante — trisomie 21, achondroplasie, arthrite juvénile —, ni à ceux dont l'examen n'est pas fiable.
  • Chez le très jeune enfant préverbal, l'évaluation de la douleur cervicale et du déficit neurologique est difficile, et la règle y est moins performante.
  • Un examen non fiable — intoxication, troubles de conscience, lésion distrayante — invalide la règle : l'imagerie reste alors nécessaire.
  • La règle identifie les enfants à FAIBLE risque : sa positivité n'affirme pas une lésion et n'impose pas d'emblée le scanner.
  • Une lésion médullaire sans anomalie radiologique reste possible : un déficit neurologique impose l'imagerie en résonance magnétique, quelle que soit la règle.

Questions fréquentes

Un facteur présent impose-t-il un scanner ?
Non. Chez l'enfant, la radiographie simple reste l'examen de première intention : le scanner irradie une thyroïde en croissance et se réserve aux situations à plus haut risque ou aux radiographies non contributives.

Références

  1. Leonard JC, Kuppermann N, Olsen C, et al.. Cervical spine injury risk factors in children with blunt trauma. Pediatrics. 2019. DOI 10.1542/peds.2018-3221

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