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CliniOutils

Contrôle de l'asthme

Évaluation du contrôle de l'asthme sur les quatre dernières semaines, pour ajuster le traitement de fond.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Symptômes diurnes plus de deux fois par semaine
Réveil nocturne dû à l'asthme
Bronchodilatateur de secours plus de deux fois par semaine

Marqueur de risque d'exacerbation grave.

Limitation de l'activité due à l'asthme
Exacerbation ayant nécessité une corticothérapie orale dans l année
Hospitalisation ou passage en réanimation pour asthme
Observance imparfaite ou technique d inhalation incorrecte

À vérifier AVANT toute majoration du traitement.

7 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Un asthme mal contrôlé se repère en quatre questions, et pourtant il reste sous-traité : le patient s'habitue à ses symptômes et les banalise, tandis que la consommation de bronchodilatateur de secours passe inaperçue. Or c'est précisément cette consommation qui prédit l'exacerbation grave — le corticoïde inhalé, lui, prévient les décès.

Comment est-il calculé ?

Quatre questions portent sur les quatre dernières semaines : symptômes diurnes plus de deux fois par semaine, réveils nocturnes, recours au bronchodilatateur de secours plus de deux fois par semaine, et limitation de l'activité. Le nombre de réponses positives définit trois niveaux de contrôle.

Interprétation

  • Asthme contrôlé

    Aucun critère de non-contrôle sur les quatre dernières semaines. Maintenir le traitement, ou envisager une décroissance après trois mois de contrôle stable. Le contrôle n'exclut pas le RISQUE FUTUR : vérifier l'observance, la technique d'inhalation et le tabagisme.

  • Asthme partiellement contrôlé

    Un ou deux critères de non-contrôle. AVANT de majorer le traitement, vérifier l'observance, la technique d'inhalation et les facteurs déclenchants — la majorité des asthmes mal contrôlés le sont pour ces raisons. Traiter la rhinite, le reflux, le tabagisme et l'obésité s'ils sont présents.

  • Asthme non contrôlé

    Trois ou quatre critères de non-contrôle. Majoration du traitement de fond après vérification de l'observance et de la technique, plan d'action écrit, et réévaluation à quelques semaines. Une consommation élevée de bronchodilatateur de secours est associée à une surmortalité — c'est le corticoïde inhalé qui protège.

  • Asthme à risque

    Non-contrôle associé à des antécédents d'exacerbation grave ou d'hospitalisation. Ce patient est à HAUT RISQUE d'exacerbation mortelle. Avis pneumologique, plan d'action écrit, éducation renforcée, et reconsidération du diagnostic si le traitement est correctement pris et inhalé.

Quand l’utiliser ?

À chaque consultation de suivi d'un asthmatique, avant toute modification du traitement de fond.

Limites

  • L'utilisation FRÉQUENTE d'un bronchodilatateur de secours — au-delà de deux fois par semaine — est un marqueur de risque d'exacerbation grave, et la consommation de plusieurs flacons par an est associée à une surmortalité. C'est le signal le plus utile et le moins recherché.
  • Avant d'augmenter le traitement, vérifier trois choses : l'OBSERVANCE, la TECHNIQUE d'inhalation et les FACTEURS déclenchants. La majorité des asthmes « résistants » sont mal pris ou mal inhalés.
  • Le contrôle et le RISQUE FUTUR sont deux choses distinctes : un patient parfaitement contrôlé peut rester à risque d'exacerbation — antécédent d'hospitalisation, mauvaise observance, tabagisme, obstruction persistante.
  • Le tabagisme, le reflux gastro-œsophagien, la rhinite et l'obésité entretiennent un asthme mal contrôlé : les traiter fait souvent plus que majorer le traitement inhalé.
  • Un asthme qui reste non contrôlé malgré un traitement bien pris et bien inhalé impose un avis spécialisé : le diagnostic lui-même doit être reconsidéré, et une forme sévère relève de traitements ciblés.
  • Ce sont les quatre DERNIÈRES SEMAINES qui sont évaluées : un patient bien contrôlé aujourd'hui après une exacerbation récente n'est pas un asthme contrôlé.

Questions fréquentes

Que vérifier avant de majorer le traitement ?
L'observance, la technique d'inhalation et les facteurs déclenchants. La majorité des asthmes « résistants » sont en réalité mal pris ou mal inhalés — majorer sans vérifier ne corrige rien.
Pourquoi surveiller le bronchodilatateur de secours ?
Parce que sa consommation prédit l'exacerbation grave : au-delà de deux fois par semaine, le risque augmente, et plusieurs flacons par an sont associés à une surmortalité. C'est le corticoïde inhalé, non le bronchodilatateur, qui protège.

Références

  1. Global Initiative for Asthma. Global Strategy for Asthma Management and Prevention. Rapport GINA. 2024.

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1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.