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CliniOutils

Maltraitance de la personne âgée : repérage

Repérage des signes de maltraitance ou de négligence chez une personne âgée vulnérable.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Danger immédiat, violence physique, personne laissée sans soins
Lésions multiples d’âges différents, non expliquées
Traitements non délivrés, rendez-vous répétés manqués
Dénutrition, déshydratation ou escarres chez une personne entourée
Personne jamais reçue seule en consultation

Geste le plus déterminant du repérage, rarement organisé.

Changements de comptes, procurations, factures impayées inexpliquées
Récit changeant, explications incohérentes avec les constatations
Contention, horaires imposés, soins expédiés en institution
Situation évaluée, entretien seul mené, environnement adapté

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La maltraitance de la personne âgée est rarement dénoncée : la personne dépend de celui qui l'aide, redoute l'institution et protège souvent un proche. Le repérage passe donc par des signes indirects — dénutrition inexpliquée, traitements non délivrés, consultations manquées — et par un temps d'entretien SEUL, qui est le geste le plus déterminant.

Comment est-il calculé ?

Le danger immédiat et les lésions évocatrices basculent seuls vers l'action urgente. Les traitements non délivrés, la dénutrition inexpliquée, l'entretien jamais mené seul et les incohérences du récit élèvent le total. Une situation évaluée, avec entretien seul et environnement adapté, diminue le total.

Interprétation

  • Situation évaluée

    Situation évaluée, entretien seul mené, environnement adapté. Maintenir un temps d'ENTRETIEN SEUL lors des consultations suivantes : c'est ce qui permet de repérer une évolution que personne ne signalera spontanément.

  • Organiser un entretien seul

    Récit incohérent, ou contention et soins expédiés en institution. Organiser un temps SEUL avec la personne. La maltraitance INSTITUTIONNELLE, souvent liée au manque de moyens, ne doit pas être écartée du champ.

  • Évaluation approfondie

    Traitements non délivrés, dénutrition inexpliquée, personne jamais vue seule, ou éléments financiers. L'abus FINANCIER est la forme la plus fréquente et la moins recherchée. Ces signes INDIRECTS sont ceux qui repèrent le plus de situations.

  • Prise en charge immédiate

    Danger immédiat, ou lésions évocatrices. Sécuriser la personne et engager la procédure adaptée. Ne pas attendre une plainte : la personne DÉPEND souvent de celui qui la maltraite et protège un proche.

Quand l’utiliser ?

Devant des signes indirects de négligence, et lors de toute évaluation d'une personne âgée dépendante.

Limites

  • La personne DÉPEND souvent de celui qui la maltraite, redoute l'institution et protège un proche : attendre une plainte spontanée revient à ne jamais repérer la situation.
  • Un temps d'ENTRETIEN SEUL, sans l'accompagnant, est le geste le plus déterminant : il est rarement organisé, et son absence explique la majorité des situations non repérées.
  • Les signes les plus fréquents sont INDIRECTS : dénutrition inexpliquée, déshydratation, traitements non délivrés, rendez-vous manqués, hygiène dégradée, escarres chez une personne entourée.
  • L'abus FINANCIER est la forme la plus fréquente et la moins recherchée : changements récents de comptes, procurations, disparition de ressources, factures impayées malgré des revenus suffisants.
  • La maltraitance INSTITUTIONNELLE existe aussi, souvent par manque de moyens plutôt que par intention : elle se repère à la contention, aux horaires imposés et aux soins expédiés, et ne doit pas être écartée du champ.
  • Cet outil ne reproduit aucune échelle validée, ne qualifie aucun fait, et ne remplace ni l'évaluation pluridisciplinaire, ni les dispositifs de signalement.

Questions fréquentes

Pourquoi la maltraitance est-elle rarement signalée ?
Parce que la personne dépend souvent de celui qui la maltraite, redoute l'institution et protège un proche. Attendre une plainte revient à ne jamais repérer la situation.
Quel est le geste le plus déterminant ?
Un temps d'entretien seul, sans l'accompagnant. Il est rarement organisé, et son absence explique la majorité des situations non repérées.

Références

  1. Lachs MS, Pillemer KA. Elder abuse. New England Journal of Medicine. 2015. DOI 10.1056/NEJMra1404688
  2. Yon Y, Mikton CR, Gassoumis ZD, Wilber KH. Elder abuse prevalence in community settings: a systematic review and meta-analysis. The Lancet Global Health. 2017. DOI 10.1016/S2214-109X(17)30006-2

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