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Déficit en eau libre (hypernatrémie)

Volume d'eau à apporter pour ramener une natrémie élevée à 140 mmol/L, avec la vitesse maximale de correction.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
kg
ans
Sexe
mmol/L

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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'hypernatrémie traduit un déficit en eau, non un excès de sel. Elle touche surtout le sujet âgé et le patient de réanimation, qui n'ont plus accès à l'eau ou ne perçoivent plus la soif. Le calcul du déficit permet de planifier l'apport, dont la vitesse conditionne le risque d'œdème cérébral.

Comment est-il calculé ?

Le déficit est le produit de l'eau corporelle totale par le rapport de la natrémie mesurée sur 140, diminué de un. L'eau corporelle totale est estimée à 60 % du poids chez l'homme et 50 % chez la femme, avec des fractions abaissées après 65 ans.

Interprétation

  • Déficit modéré

    Déficit inférieur à 3 litres. La réhydratation peut souvent se faire par voie orale ou entérale si le patient est conscient, en surveillant la natrémie toutes les 4 à 6 heures.

  • Déficit important

    Déficit de 3 à 6 litres. Réhydratation intraveineuse programmée sur au moins 48 heures, avec contrôle de la natrémie toutes les 4 heures et vérification que la baisse reste inférieure à 12 mmol/L par jour.

  • Déficit majeur

    Déficit supérieur à 6 litres. Déshydratation profonde imposant une prise en charge en soins intensifs, une correction étalée sur plusieurs jours et la recherche urgente de la cause, notamment un diabète insipide.

Quand l’utiliser ?

Devant toute hypernatrémie, pour chiffrer l'apport en eau nécessaire et fixer un rythme de correction. Le calcul s'accompagne toujours de la recherche de la cause : pertes rénales, digestives, cutanées, ou simple défaut d'apport.

Limites

  • La formule chiffre le déficit constitué, mais ignore les pertes en cours et les besoins d'entretien, qui s'ajoutent tous deux à l'apport.
  • La natrémie ne doit pas baisser de plus de 10 à 12 mmol/L par 24 heures : une correction plus rapide expose à l'œdème cérébral, en particulier chez l'enfant et dans les hypernatrémies chroniques.
  • L'estimation de l'eau corporelle totale est approximative chez l'obèse, le dénutri et l'œdémateux.
  • Dans le diabète insipide, les pertes urinaires sont massives et dominent le calcul : le traitement de la cause prime sur la seule compensation.

Questions fréquentes

Le déficit calculé suffit-il à couvrir les besoins ?
Non. Il chiffre l'eau déjà perdue. Il faut y ajouter les besoins d'entretien quotidiens et les pertes qui continuent, urinaires ou digestives, faute de quoi la natrémie ne baissera pas comme prévu.

Références

  1. Adrogué HJ, Madias NE. Hypernatremia. New England Journal of Medicine. 2000. DOI 10.1056/NEJM200005183422006

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