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CliniOutils

Échelle de Fisher (hémorragie sous-arachnoïdienne)

Gradation scanographique d'une hémorragie sous-arachnoïdienne en quatre grades, prédictive du risque de vasospasme.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
Aspect au scanner sans injection

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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le vasospasme cérébral est la principale complication de l'hémorragie sous-arachnoïdienne après la phase initiale, et sa survenue dépend de la quantité et de la localisation du sang. L'échelle de Fisher gradue cet aspect sur le scanner initial et oriente l'intensité de la surveillance neurologique.

Comment est-il calculé ?

Quatre grades décrivent l'aspect du sang au scanner sans injection : absence de sang visible au grade 1 ; couche diffuse ou verticale de moins d'un millimètre d'épaisseur au grade 2 ; caillot localisé ou couche verticale d'au moins un millimètre au grade 3 ; hématome intracérébral ou inondation ventriculaire au grade 4.

Interprétation

  • Grade 1 — pas de sang visible

    Aucun sang visible au scanner. Le risque de vasospasme est faible. Un scanner normal n'exclut pas l'hémorragie, en particulier au-delà de six heures : la ponction lombaire garde alors son indication.

  • Grade 2 — couche fine

    Couche diffuse ou verticale de moins d'un millimètre. Risque de vasospasme faible à modéré. Surveillance neurologique rapprochée et nimodipine selon le protocole du service.

  • Grade 3 — caillot épais

    Caillot localisé ou couche verticale d'au moins un millimètre. C'est le grade au risque de vasospasme le plus élevé, le sang étant en contact direct avec les artères des citernes. Surveillance neurologique intensive et doppler transcrânien répété.

  • Grade 4 — hématome ou inondation ventriculaire

    Hématome intracérébral ou inondation ventriculaire. Le risque de vasospasme est paradoxalement moindre qu'au grade 3, le sang étant moins en contact avec les artères ; en revanche le risque d'hydrocéphalie aiguë est majeur et impose une surveillance de la conscience et la discussion d'une dérivation ventriculaire.

Quand l’utiliser ?

À la lecture du scanner initial d'une hémorragie sous-arachnoïdienne confirmée, pour évaluer le risque de vasospasme et calibrer la surveillance.

Limites

  • L'échelle prédit le vasospasme, non le pronostic neurologique global, qui dépend surtout de l'état clinique initial coté par les échelles de Hunt et Hess ou de la WFNS.
  • Le grade 4 correspond paradoxalement à un risque de vasospasme plus faible que le grade 3, car le sang y est intraventriculaire ou intraparenchymateux plutôt qu'en contact avec les artères des citernes : cette non-monotonie est la principale limite de l'échelle d'origine.
  • L'aspect scanographique se modifie en quelques jours : l'échelle ne s'applique qu'au scanner initial, réalisé précocement.
  • La reproductibilité entre lecteurs est modérée, notamment pour la mesure de l'épaisseur des couches de sang.
  • L'échelle de Fisher modifiée, qui corrige la non-monotonie, lui est souvent préférée en pratique contemporaine.

Questions fréquentes

Pourquoi le grade 4 est-il moins à risque de vasospasme que le grade 3 ?
Parce que le vasospasme dépend du contact du sang avec les artères des citernes de la base. Au grade 4, le sang est intraventriculaire ou intraparenchymateux, donc moins en contact. Cette non-monotonie est la principale critique de l'échelle, que la version modifiée corrige.

Références

  1. Fisher CM, Kistler JP, Davis JM. Relation of cerebral vasospasm to subarachnoid hemorrhage visualized by computerized tomographic scanning. Neurosurgery. 1980. DOI 10.1227/00006123-198001000-00001

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