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CliniOutils

HOMA-IR (insulinorésistance)

Estimation de l'insulinorésistance à partir d'une glycémie et d'une insulinémie à jeun, avec la capacité sécrétoire associée.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
mmol/L
µUI/mL

2 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'insulinorésistance précède le diabète de type 2 de plusieurs années et accompagne le syndrome métabolique, le syndrome des ovaires polykystiques et la stéatopathie métabolique. Le HOMA-IR l'estime avec deux dosages à jeun, là où la référence — le clamp euglycémique hyperinsulinémique — reste réservée à la recherche.

Comment est-il calculé ?

L'index est le produit de la glycémie en millimoles par litre et de l'insulinémie en micro-unités par millilitre, divisé par 22,5. Ce diviseur normalise l'index à 1 chez un sujet jeune, mince et normoglycémique : une valeur de 2 signifie donc une sensibilité à l'insuline deux fois moindre que celle du sujet de référence. Le même modèle fournit le HOMA-%B, qui estime la capacité sécrétoire résiduelle des cellules bêta.

Interprétation

  • Sensibilité à l insuline conservée

    Index inférieur à 2. Sensibilité à l'insuline dans les valeurs usuelles. Le seuil dépend du laboratoire et de la population de référence : se reporter aux valeurs du laboratoire ayant réalisé le dosage.

  • Insulinorésistance limite

    Index de 2 à 3. Zone d'insulinorésistance débutante. Rechercher les autres composantes du syndrome métabolique — tour de taille, triglycérides, HDL, pression artérielle — et engager les mesures hygiéno-diététiques.

  • Insulinorésistance

    Index supérieur ou égal à 3. Insulinorésistance marquée, associée à un risque accru de diabète de type 2 et d'événements cardiovasculaires. Prise en charge du poids et de l'activité physique, dépistage d'une stéatopathie et surveillance glycémique régulière.

Quand l’utiliser ?

Dans l'exploration d'un syndrome métabolique, d'une obésité, d'un syndrome des ovaires polykystiques ou d'une stéatopathie métabolique, sur un prélèvement à jeun depuis au moins huit heures.

Limites

  • Il n'existe pas de seuil universel : les valeurs varient fortement selon la technique de dosage de l'insuline, l'origine ethnique et l'indice de masse corporelle de la population de référence.
  • L'index n'est pas interprétable chez le patient traité par insuline exogène, qui fausse le dosage, ni sous sécrétagogue.
  • Il perd sa valeur dans le diabète évolué, où l'insulinosécrétion s'épuise : un HOMA-IR bas peut alors traduire une carence en insuline et non une bonne sensibilité.
  • Le dosage doit être strictement à jeun ; un repas récent invalide entièrement le calcul.
  • Il estime l'insulinorésistance hépatique davantage que la résistance musculaire, ce qui explique une partie de son écart avec le clamp.

Questions fréquentes

Pourquoi diviser par 22,5 ?
C'est le produit d'une glycémie de 4,5 mmol/L et d'une insulinémie de 5 µUI/mL, valeurs du sujet de référence dans la publication d'origine. Le diviseur normalise donc l'index à 1 chez un sujet jeune, mince et normoglycémique.
Un HOMA-IR bas est-il toujours rassurant ?
Non. Dans le diabète évolué, l'insulinosécrétion s'épuise et l'index chute — non parce que la sensibilité s'améliore, mais parce que l'insuline manque. C'est le HOMA-%B qui renseigne alors sur la capacité sécrétoire.

Références

  1. Matthews DR, Hosker JP, Rudenski AS, Naylor BA, Treacher DF, Turner RC. Homeostasis model assessment: insulin resistance and beta-cell function from fasting plasma glucose and insulin concentrations in man. Diabetologia. 1985. DOI 10.1007/BF00280883

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