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CliniOutils

Rapport tour de taille sur tour de hanches

Répartition de la masse grasse, androïde ou gynoïde, qui prédit le risque cardiovasculaire mieux que l'indice de masse corporelle seul.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
cm

À mi-distance entre la dernière côte et la crête iliaque, en fin d expiration.

cm

Au niveau du grand trochanter, à l endroit le plus large.

Sexe

Le seuil de l'OMS est de 0,90 chez l'homme et 0,85 chez la femme.

3 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'indice de masse corporelle mesure la quantité de masse grasse, non sa répartition. Or à indice égal, une adiposité abdominale porte un risque cardiovasculaire et métabolique nettement plus élevé qu'une adiposité gynoïde. Le rapport taille-hanches capte cette différence avec un simple mètre ruban.

Comment est-il calculé ?

Le rapport est le quotient du tour de taille par le tour de hanches. Le tour de taille se mesure à mi-distance entre la dernière côte et la crête iliaque, en fin d'expiration ; le tour de hanches au niveau du grand trochanter. L'Organisation mondiale de la santé retient un seuil de 0,90 chez l'homme et 0,85 chez la femme.

Interprétation

  • Répartition sans excès de risque

    Rapport inférieur au seuil retenu pour le sexe. La répartition de la masse grasse n'ajoute pas de risque cardiovasculaire particulier. L'évaluation reste incomplète sans l'indice de masse corporelle et le tour de taille absolu.

  • Obésité androïde — risque majoré

    Rapport supérieur ou égal au seuil retenu pour le sexe. La répartition abdominale de la masse grasse majore le risque cardiovasculaire et métabolique, indépendamment de l'indice de masse corporelle. Rechercher les autres composantes du syndrome métabolique — glycémie, triglycérides, HDL, pression artérielle.

Quand l’utiliser ?

Dans l'évaluation d'un surpoids ou d'une obésité, dans le dépistage du syndrome métabolique, et chez tout patient dont le risque cardiovasculaire doit être précisé.

Limites

  • Le rapport ne distingue pas la graisse viscérale, métaboliquement active, de la graisse sous-cutanée abdominale : seule l'imagerie en coupes le fait.
  • Il perd sa valeur en cas d'obésité massive, où les repères anatomiques deviennent difficiles à identifier, et chez la femme enceinte.
  • La mesure est opérateur-dépendante et sa reproductibilité dépend étroitement du respect des repères anatomiques.
  • Les seuils de l'Organisation mondiale de la santé ont été établis sur des populations occidentales : des seuils plus bas sont proposés pour les populations d'origine asiatique.
  • Le tour de taille seul est aujourd'hui souvent préféré, plus simple à mesurer et au moins aussi prédictif.

Questions fréquentes

Pourquoi ne pas se contenter de l'IMC ?
Parce que l'indice de masse corporelle ignore la répartition. Deux personnes de même indice, l'une avec une adiposité abdominale et l'autre gynoïde, n'ont pas le même risque cardiovasculaire — et c'est précisément ce que ce rapport mesure.

Références

  1. World Health Organization. Waist Circumference and Waist-Hip Ratio: Report of a WHO Expert Consultation. WHO Press. 2011.

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