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CliniOutils

Index de Silverman (détresse respiratoire du nouveau-né)

Quantification d'une détresse respiratoire du nouveau-né sur cinq signes de lutte.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Balancement thoraco-abdominal
Tirage intercostal
Entonnoir xiphoïdien
Battement des ailes du nez
Geignement expiratoire

Signe le plus spécifique d'atteinte alvéolaire.

5 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Chez le nouveau-né, la détresse respiratoire s'exprime d'abord par des signes de lutte, bien avant toute désaturation : l'oxymétrie rassure alors qu'un enfant s'épuise. L'index de Silverman quantifie ces signes en quelques secondes et rend l'évolution comparable d'un examinateur à l'autre, ce dont dépend la décision de soutien ventilatoire.

Comment est-il calculé ?

Cinq signes sont cotés de 0 à 2 : le balancement thoraco-abdominal, le tirage intercostal, l'entonnoir xiphoïdien, le battement des ailes du nez et le geignement expiratoire. Le total va de 0 à 10.

Interprétation

  • Pas de détresse respiratoire

    Index de 0 ou 1. Pas de détresse respiratoire significative. Poursuivre la surveillance clinique, la saturation et la fréquence respiratoire — les signes peuvent apparaître dans les premières heures de vie.

  • Détresse respiratoire légère

    Index de 2 à 4. Détresse respiratoire légère. Surveillance rapprochée, saturation continue, vérification de la glycémie et recherche d'une infection materno-fœtale. Envisager une assistance respiratoire non invasive si le score s'aggrave.

  • Détresse respiratoire modérée

    Index de 5 à 7. Détresse respiratoire modérée à sévère : assistance respiratoire non invasive, avis néonatologique, radiographie thoracique et bilan étiologique. Préparer le transfert vers une unité adaptée.

  • Détresse respiratoire sévère

    Index d'au moins 8. Détresse respiratoire sévère : soutien ventilatoire sans délai et transfert en réanimation néonatale. Attention — un enfant épuisé cesse de lutter : une diminution du score accompagnée d'apnées, de bradypnée ou d'hypotonie signe une aggravation, non une amélioration.

Quand l’utiliser ?

En salle de naissance, en néonatologie, et devant toute polypnée ou signe de lutte chez le nouveau-né et le petit nourrisson.

Limites

  • Un nouveau-né ÉPUISÉ cesse de lutter : les signes s'atténuent alors que l'état s'aggrave. Une diminution du score accompagnée d'une bradypnée, d'une hypotonie ou d'apnées est un signe de gravité extrême, non d'amélioration.
  • L'index quantifie la LUTTE, non l'oxygénation : il doit être lu avec la saturation, la fréquence respiratoire et la coloration.
  • Le geignement expiratoire est le signe le plus spécifique d'atteinte alvéolaire : sa présence isolée est déjà alarmante chez un nouveau-né.
  • Le score ne dit rien de la CAUSE : maladie des membranes hyalines, retard de résorption, inhalation méconiale, infection, cardiopathie et hernie diaphragmatique donnent le même tableau.
  • Il ne s'applique pas au grand nourrisson ni à l'enfant, chez qui d'autres scores respiratoires sont utilisés.
  • Une détresse respiratoire chez un nouveau-né impose la recherche d'une infection materno-fœtale et la vérification de la glycémie, que le score n'aborde pas.

Questions fréquentes

Un score qui baisse est-il toujours bon signe ?
Non. Un nouveau-né épuisé cesse de lutter et son score baisse alors qu'il s'aggrave. Une diminution accompagnée de bradypnée, d'apnées ou d'hypotonie est un signe de gravité extrême.
La saturation suffit-elle à surveiller ?
Non. Chez le nouveau-né, les signes de lutte précèdent nettement la désaturation : un enfant peut s'épuiser avec une saturation encore normale. C'est précisément ce que l'index capte.

Références

  1. Silverman WA, Andersen DH. A controlled clinical trial of effects of water mist on obstructive respiratory signs, death rate and necropsy findings among premature infants. Pediatrics. 1956.

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