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CliniOutils

Indice de Ruffier-Dickson

Indice d'adaptation cardiaque à un effort standardisé, calculé sur trois mesures de fréquence.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
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À quoi sert cet outil ?

Le test de Ruffier a longtemps servi de mesure d'aptitude en médecine scolaire et sportive, et il reste demandé. Il mesure en réalité l'adaptation cardiaque à un effort bref : l'accélération pendant l'effort et surtout la VITESSE DE RÉCUPÉRATION, qui est le paramètre le plus informatif et le mieux corrélé à l'entraînement.

Comment est-il calculé ?

Trois fréquences cardiaques sont mesurées : au repos après cinq minutes assis, immédiatement après trente flexions en quarante-cinq secondes, et une minute après la fin de l'effort. L'indice de Dickson combine ces trois valeurs de façon à isoler l'adaptation de la fréquence de repos.

Interprétation

  • Adaptation excellente

    Indice inférieur à 3 : adaptation cardiaque à l'effort excellente, avec une récupération rapide. Rappel : le test ne dépiste aucune pathologie cardiaque et ne dispense pas de l'interrogatoire sur les symptômes d'effort et les antécédents familiaux.

  • Adaptation bonne

    Indice de 3 à 6 : bonne adaptation à l'effort. La vitesse de récupération, principal déterminant de l'indice, s'améliore avec l'entraînement d'endurance régulier.

  • Adaptation moyenne

    Indice de 6 à 8 : adaptation moyenne, traduisant le plus souvent un déconditionnement. Ce n'est PAS une contre-indication au sport — c'en est au contraire l'indication : une activité d'endurance régulière améliore l'indice en quelques semaines.

  • Adaptation insuffisante

    Indice supérieur à 8 : adaptation insuffisante. Chercher un déconditionnement, un surpoids, une anémie ou une pathologie cardiorespiratoire selon le contexte clinique. Le test ne pose aucun diagnostic : c'est l'interrogatoire et l'examen qui orientent. Un test mal supporté impose une évaluation.

Quand l’utiliser ?

En médecine scolaire ou sportive, pour objectiver l'adaptation à l'effort et suivre l'effet d'un entraînement.

Limites

  • Le test n'est PAS un outil de dépistage cardiovasculaire : il ne détecte ni cardiopathie, ni trouble du rythme, ni risque de mort subite. Le considérer comme tel est un contresens qui a longtemps eu cours.
  • Il n'a AUCUNE valeur d'aptitude ou d'inaptitude : un indice médiocre traduit un déconditionnement, pas une contre-indication au sport — au contraire.
  • La standardisation est difficile : profondeur et rythme des flexions, moment exact de la prise de pouls. Un écart de quelques secondes modifie sensiblement l'indice.
  • Il est ininterprétable sous bêtabloquant, en fibrillation atriale et chez le porteur de pacemaker, comme toute mesure fondée sur la fréquence cardiaque.
  • Le test est contre-indiqué en cas de pathologie cardiaque connue, de symptôme d'effort ou de pathologie ostéoarticulaire limitant les flexions.
  • Une douleur thoracique, un malaise ou une dyspnée pendant le test imposent l'arrêt immédiat et une évaluation.

Questions fréquentes

Le test dépiste-t-il une maladie cardiaque ?
Non, et c'est le contresens le plus répandu à son sujet. Il mesure l'adaptation à un effort bref, rien d'autre. Le dépistage repose sur l'interrogatoire — symptômes d'effort, antécédents familiaux — et l'examen.
Un mauvais indice contre-indique-t-il le sport ?
Non, c'en est plutôt l'indication. Un indice médiocre traduit un déconditionnement, qui s'améliore précisément par une activité d'endurance régulière — en quelques semaines.

Références

  1. Dickson JF. L'utilisation du test de Ruffier-Dickson en médecine du sport. Presse Médicale. 1950.

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