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CliniOutils

Pression artérielle moyenne (PAM)

Pression artérielle moyenne et pression pulsée calculées à partir des chiffres systolique et diastolique, avec les seuils de perfusion d'organe.

Version 1.0.0 — revu le 26/08/2026
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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

C'est la pression artérielle moyenne, et non la systolique, qui détermine la perfusion des organes : elle constitue l'objectif hémodynamique de la réanimation du choc et de la prise en charge du sepsis. La pression pulsée, différence entre systolique et diastolique, renseigne quant à elle sur la rigidité artérielle et le volume d'éjection.

Comment est-il calculé ?

La PAM est estimée par la diastolique augmentée du tiers de la pression pulsée, soit (PAS + 2 × PAD) / 3. Cette pondération reflète le fait qu'au repos, la diastole occupe environ deux tiers du cycle cardiaque : la pression passe donc plus de temps près de sa valeur diastolique.

Interprétation

  • Pression de perfusion effondrée

    PAM inférieure à 60 mmHg. En dessous de ce seuil, l'autorégulation de la perfusion rénale et cérébrale n'est plus assurée chez le sujet normotendu. Situation d'urgence hémodynamique.

  • Pression de perfusion basse

    PAM de 60 à 64 mmHg. L'objectif recommandé dans le choc septique est d'au moins 65 mmHg ; il doit être relevé chez l'hypertendu chronique, dont l'autorégulation est décalée vers le haut.

  • Pression de perfusion suffisante

    PAM de 65 à 110 mmHg. L'objectif habituel d'au moins 65 mmHg est atteint. Chez l'hypertendu chronique ou en cas d'hypertension intracrânienne, une cible plus haute peut être nécessaire.

  • Pression artérielle moyenne élevée

    PAM supérieure à 110 mmHg. Rechercher une poussée hypertensive et évaluer le retentissement viscéral. Une réduction trop rapide expose à une hypoperfusion, en particulier à la phase aiguë d'un accident vasculaire cérébral.

Quand l’utiliser ?

Dans la conduite du remplissage et des vasopresseurs au cours d'un état de choc, pour fixer et suivre un objectif de pression de perfusion, et pour évaluer la pression de perfusion cérébrale en neuroréanimation.

Limites

  • La formule suppose une diastole occupant deux tiers du cycle : en tachycardie, la diastole se raccourcit et la PAM réelle est sous-estimée. Au-delà de 120 battements par minute, l'écart devient cliniquement significatif.
  • Un cathéter artériel mesure la PAM en intégrant la courbe de pression : sa valeur prime toujours sur le calcul.
  • En cas d'arythmie complète, la pression varie d'un cycle à l'autre et le calcul ponctuel n'a pas de sens.
  • Le brassard sous-estime la pression en cas de vasoconstriction intense et la surestime chez l'obèse si la taille du brassard est inadaptée.

Questions fréquentes

Pourquoi la diastolique compte-t-elle double ?
Parce qu'au repos le cœur passe environ deux tiers du cycle en diastole. La moyenne pondérée reflète le temps réellement passé à chaque niveau de pression, pas la simple moyenne des deux chiffres.
Quelle PAM viser dans un choc septique ?
Au moins 65 mmHg selon les recommandations internationales. Cette cible est un plancher, pas un objectif universel : elle se relève chez l'hypertendu chronique et se personnalise selon les marqueurs de perfusion, notamment la diurèse et le lactate.

Références

  1. Evans L, Rhodes A, Alhazzani W, et al.. Surviving Sepsis Campaign: International Guidelines for Management of Sepsis and Septic Shock 2021. Intensive Care Medicine. 2021. DOI 10.1007/s00134-021-06506-y

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