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CliniOutils

Score de Glasgow pédiatrique

Adaptation du score de Glasgow au jeune enfant, dont la réponse verbale ne peut pas être évaluée comme chez l'adulte.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
Ouverture des yeux
Réponse verbale adaptée à l âge
Réponse motrice

3 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le score de Glasgow adulte est inapplicable avant l'acquisition du langage : un nourrisson qui pleure n'est pas confus. Le score pédiatrique remplace la composante verbale par des repères adaptés — babillage, pleurs consolables, gémissements — ce qui permet une évaluation reproductible et comparable dans le temps.

Comment est-il calculé ?

Trois composantes sont cotées, comme chez l'adulte : ouverture des yeux de 1 à 4, réponse verbale adaptée à l'âge de 1 à 5, et réponse motrice de 1 à 6. Le total va de 3 à 15. Seule la composante verbale diffère du score adulte.

Interprétation

  • Atteinte grave

    Score de 3 à 8. Coma : la protection des voies aériennes est menacée. Intubation à discuter sans délai, imagerie cérébrale en urgence et transfert en réanimation pédiatrique. Vérifier d'abord la glycémie capillaire, qui peut expliquer le tableau à elle seule.

  • Atteinte modérée

    Score de 9 à 12. Trouble de conscience modéré. Surveillance neurologique rapprochée, imagerie cérébrale, et réévaluation fréquente : l'aggravation peut être rapide chez l'enfant.

  • Atteinte légère

    Score de 13 à 14. Trouble de conscience léger. Surveillance prolongée et réévaluation régulière. L'indication d'imagerie repose sur les règles de décision pédiatriques dédiées — PECARN, CATCH, CHALICE.

  • Conscience normale

    Score de 15. Conscience normale pour l'âge. Un score normal n'écarte pas une lésion : les règles de décision pédiatriques restent nécessaires pour statuer sur l'imagerie.

Quand l’utiliser ?

Chez tout enfant de moins de deux à cinq ans présentant un trouble de conscience, un traumatisme crânien, une convulsion ou une infection neuroméningée, à l'admission puis de façon répétée.

Limites

  • Le score est faussé par la sédation, la curarisation, l'hypoglycémie et la période post-critique : le mesurer sans corriger d'abord une hypoglycémie n'a pas de sens.
  • La composante verbale reste difficile à coter chez un enfant intubé, effrayé ou séparé de ses parents : un enfant terrorisé peut paraître non consolable sans atteinte neurologique.
  • Il n'évalue ni les pupilles, ni la latéralisation, pourtant déterminantes devant une suspicion d'engagement.
  • La reproductibilité entre observateurs est moindre que chez l'adulte, en particulier chez le nourrisson.
  • Une valeur isolée renseigne peu : c'est l'évolution répétée qui détecte l'aggravation.

Questions fréquentes

À partir de quel âge utiliser le score adulte ?
Dès que l'enfant s'exprime par phrases et peut être orienté dans le temps et l'espace, en pratique vers cinq ans. Entre deux et cinq ans, la version pédiatrique reste plus fiable.

Références

  1. Teasdale G, Jennett B. Assessment of coma and impaired consciousness: a practical scale. The Lancet. 1974. DOI 10.1016/S0140-6736(74)91639-0
  2. Reilly PL, Simpson DA, Sprod R, Thomas L. The paediatric Glasgow Coma Scale. Child s Nervous System. 1988. DOI 10.1007/BF00270092

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