Aller au contenu principal
CliniOutils

Score de méningite bactérienne (enfant)

Probabilité qu'une méningite de l'enfant soit bactérienne plutôt que virale, sur cinq critères.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Coloration de Gram du liquide céphalorachidien positive
Protéinorachie supérieure ou égale à 0,8 g/L
Polynucléaires neutrophiles sanguins supérieurs ou égaux à 10 G/L
Polynucléaires neutrophiles du liquide céphalorachidien supérieurs ou égaux à 1 000 /mm³
Convulsion avant ou lors de la présentation

5 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La très grande majorité des méningites de l'enfant sont virales, mais la crainte — légitime — de manquer une méningite bactérienne conduit à hospitaliser et à traiter par antibiotiques des enfants qui n'en relèvent pas. Ce score identifie ceux dont le risque bactérien est très faible, avec une valeur prédictive négative supérieure à 99 % dans les cohortes de validation.

Comment est-il calculé ?

Cinq critères sont recherchés : coloration de Gram positive, protéinorachie d'au moins 0,8 g/L, polynucléaires neutrophiles sanguins d'au moins 10 G/L, polynucléaires neutrophiles du liquide céphalorachidien d'au moins 1 000 par millimètre cube, et convulsion avant ou lors de la présentation. L'absence de tout critère définit le très faible risque.

Interprétation

  • Risque très faible de méningite bactérienne

    Aucun critère présent. Le risque de méningite bactérienne est très faible, avec une valeur prédictive négative supérieure à 99 %. Une surveillance sans antibiothérapie est envisageable chez un enfant en bon état général, après avis spécialisé et en s'assurant d'une réévaluation rapprochée.

  • Méningite bactérienne non écartée

    Au moins un critère présent : le risque bactérien ne peut pas être écarté. Antibiothérapie probabiliste sans délai, hospitalisation et surveillance. Discuter l'aciclovir si des signes évoquent une méningo-encéphalite herpétique — troubles du comportement, convulsions focales, signes neurologiques.

Quand l’utiliser ?

Chez l'enfant de plus de deux mois présentant une pléiocytose du liquide céphalorachidien, une fois la biologie complète disponible.

Limites

  • Le score ne s'applique PAS au nourrisson de moins de deux mois, chez qui toute méningite doit être traitée comme bactérienne jusqu'à preuve du contraire.
  • Il ne s'applique ni à l'enfant immunodéprimé, ni au porteur d'une dérivation ventriculaire, ni en cas de neurochirurgie ou de traumatisme crânien récents.
  • Une antibiothérapie reçue avant la ponction lombaire décapite le tableau : le score n'est alors pas interprétable.
  • Il ne remplace jamais le jugement clinique : un enfant en mauvais état général, avec un purpura ou une instabilité hémodynamique, relève d'une antibiothérapie immédiate quel que soit le score.
  • Il ne recherche pas la méningo-encéphalite herpétique, dont le traitement est l'aciclovir : troubles du comportement, convulsions focales et signes neurologiques doivent la faire évoquer.
  • Les cohortes de validation ont été constituées à l'ère de la vaccination antipneumococcique conjuguée : la calibration serait différente dans une population non vaccinée.

Questions fréquentes

À partir de quel âge le score s applique-t-il ?
Deux mois. En dessous, toute méningite doit être traitée comme bactérienne jusqu'à preuve du contraire : la présentation est atypique et le pronostic bien plus sévère.
Un score nul autorise-t-il à ne pas traiter ?
Il le rend envisageable chez un enfant en bon état général, après avis spécialisé et avec une réévaluation rapprochée. Il ne l'impose jamais : un enfant en mauvais état général, avec un purpura ou une instabilité hémodynamique, relève d'une antibiothérapie immédiate.

Références

  1. Nigrovic LE, Kuppermann N, Macias CG, et al.. Clinical prediction rule for identifying children with cerebrospinal fluid pleocytosis at very low risk of bacterial meningitis. JAMA. 2007. DOI 10.1001/jama.297.1.52

Outils associés

1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.