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Dépense énergétique de repos (Harris-Benedict)

Dépense énergétique de repos estimée par l'équation de Harris-Benedict révisée, base du calcul des apports nutritionnels.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
kg
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Sexe

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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Prescrire une nutrition artificielle suppose de connaître la dépense énergétique. La calorimétrie indirecte en est la mesure de référence, mais elle est rarement disponible : l'équation de Harris-Benedict fournit une estimation à partir du poids, de la taille, de l'âge et du sexe, à laquelle on applique ensuite un facteur d'activité et d'agression.

Comment est-il calculé ?

L'équation révisée de Roza et Shizgal distingue les deux sexes. Chez l'homme : 88,362 + 13,397 × poids + 4,799 × taille − 5,677 × âge. Chez la femme : 447,593 + 9,247 × poids + 3,098 × taille − 4,330 × âge. Le poids est en kilogrammes, la taille en centimètres, l'âge en années, et le résultat en kilocalories par 24 heures.

Interprétation

  • Dépense de repos basse

    Moins de 1 300 kcal par 24 heures. Valeur attendue chez un sujet de petit gabarit ou âgé. Les apports doivent être ajustés par les facteurs d'activité et d'agression avant toute prescription.

  • Dépense de repos moyenne

    Entre 1 300 et 1 900 kcal par 24 heures. Ordre de grandeur habituel chez l'adulte. Multiplier par le facteur d'activité, et par le facteur d'agression en situation aiguë.

  • Dépense de repos élevée

    Plus de 1 900 kcal par 24 heures. Valeur attendue chez un sujet de grand gabarit ou en surpoids. Chez l'obèse, l'équation surestime la dépense : envisager un poids ajusté et, si possible, une calorimétrie indirecte.

Quand l’utiliser ?

Avant l'instauration d'une nutrition entérale ou parentérale, dans le suivi d'une dénutrition, et pour fixer un objectif calorique chez un patient hospitalisé. Elle sert de point de départ, jamais de prescription définitive.

Limites

  • L'équation estime la dépense de REPOS : elle doit être multipliée par un facteur d'activité et, chez le patient agressé, par un facteur de stress, pour approcher la dépense réelle.
  • Elle a été établie sur des sujets sains de poids normal : elle surestime la dépense chez l'obèse et la sous-estime chez le patient de réanimation en phase hypercatabolique.
  • Chez l'obèse, l'usage du poids réel majore fortement le résultat ; beaucoup d'équipes utilisent un poids ajusté, sans consensus sur la méthode.
  • La calorimétrie indirecte reste la référence, et l'écart avec l'estimation peut dépasser 20 % chez un patient donné.
  • En phase aiguë de réanimation, la suralimentation est délétère : l'objectif calorique est volontairement inférieur à la dépense estimée pendant les premiers jours.

Questions fréquentes

Le résultat correspond-il aux calories à prescrire ?
Non. C'est la dépense au repos. Il faut la multiplier par un facteur d'activité, et chez le patient agressé par un facteur de stress. En phase aiguë de réanimation, l'objectif est même volontairement inférieur, la suralimentation étant délétère.
Quelle équation utiliser chez l obèse ?
Harris-Benedict surestime la dépense chez l'obèse si l'on emploie le poids réel. Beaucoup d'équipes utilisent un poids ajusté, mais sans consensus sur la méthode : la calorimétrie indirecte reste préférable quand elle est disponible.

Références

  1. Harris JA, Benedict FG. A Biometric Study of Human Basal Metabolism. Proceedings of the National Academy of Sciences. 1918. DOI 10.1073/pnas.4.12.370
  2. Roza AM, Shizgal HM. The Harris Benedict equation reevaluated: resting energy requirements and the body cell mass. American Journal of Clinical Nutrition. 1984. DOI 10.1093/ajcn/40.1.168

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