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Score IMPROVE (risque hémorragique du patient hospitalisé)

Risque hémorragique d'un patient hospitalisé en médecine, pour décider d'une thromboprophylaxie médicamenteuse.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Saignement actif
Antécédent hémorragique dans les trois mois
Plaquettes inférieures à 50 G/L
Ulcère gastroduodénal actif
Insuffisance hépatique — INR supérieur à 1,5
Insuffisance rénale sévère — DFG inférieur à 30 mL/min
Séjour en réanimation ou en unité de soins intensifs
Cathéter veineux central
Rhumatisme inflammatoire chronique
Cancer actif
Âge supérieur ou égal à 85 ans

11 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La thromboprophylaxie du patient médical hospitalisé se décide en confrontant deux risques : celui de thrombose, estimé par le score de Padoue, et celui d'hémorragie. Le score IMPROVE fournit le second terme de cette balance, sans lequel la prescription revient à ne regarder qu'un côté de la décision.

Comment est-il calculé ?

Onze facteurs sont pondérés, de l'insuffisance rénale à l'ulcère gastroduodénal actif. Certains pèsent lourd — un saignement actif ou un antécédent hémorragique récent — et suffisent presque à eux seuls à franchir le seuil.

Interprétation

  • Risque hémorragique faible

    Score inférieur à 7. Le risque hémorragique est faible. Si le score de Padoue indique un risque thrombotique, une thromboprophylaxie médicamenteuse est indiquée. Réévaluer en cours de séjour : gestes invasifs, dégradation rénale et antiagrégants modifient la balance.

  • Risque hémorragique élevé

    Score d'au moins 7. Le risque hémorragique est élevé : la thromboprophylaxie médicamenteuse est à éviter en première intention. Cela n'annule PAS le risque thrombotique — recourir à une prophylaxie MÉCANIQUE, compression pneumatique intermittente ou bas de contention, et réévaluer dès que la situation hémorragique se corrige.

Quand l’utiliser ?

À l'admission de tout patient hospitalisé en médecine, conjointement au score de Padoue, avant de prescrire une thromboprophylaxie.

Limites

  • Le score se lit CONJOINTEMENT au score de Padoue : le risque hémorragique seul ne décide de rien, c'est la balance des deux risques qui fonde la prescription.
  • Il a été établi chez le patient MÉDICAL : il ne s'applique pas au patient chirurgical, dont le risque hémorragique dépend surtout du geste.
  • Un risque hémorragique élevé n'annule pas le risque thrombotique : il oriente vers une prophylaxie MÉCANIQUE — compression pneumatique intermittente, bas de contention — et non vers l'abstention.
  • Le score ne remplace pas la numération plaquettaire, l'hémostase ni l'examen : une thrombopénie profonde ou une coagulopathie contre-indiquent l'anticoagulation quel que soit le score.
  • Il est à réévaluer en cours de séjour : le risque hémorragique évolue avec les gestes invasifs, la fonction rénale et l'introduction d'antiagrégants.

Questions fréquentes

Un risque hémorragique élevé signifie-t-il ne rien faire ?
Non. Il oriente vers une prophylaxie MÉCANIQUE — compression pneumatique intermittente, bas de contention — et non vers l'abstention. Le risque thrombotique, lui, ne disparaît pas.
IMPROVE ou Padoue ?
Les deux, ensemble. Padoue estime le risque thrombotique, IMPROVE le risque hémorragique. C'est leur confrontation qui fonde la décision : prescrire en ne regardant qu'un seul des deux revient à décider à moitié.

Références

  1. Decousus H, Tapson VF, Bergmann JF, et al.. Factors at admission associated with bleeding risk in medical patients: findings from the IMPROVE investigators. Chest. 2011. DOI 10.1378/chest.10-1944

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